mercredi 31 août 2011

Maitripa ou Maitrigupta ou Advayavajra



L'un des quatre-vingt-quatre mahasiddha de l'Inde, Maitripa naquit en 1007 dans une famille de brahmanes. Il fut d'abord étudiant de Naropa à Nalanda et reçut de lui les transmissions de pouvoir d'Hevajra et de Cakrasamvara, mais il préféra dans un premier temps étudier la philosophie. Ordonné par Santipa, un moine de Vikramasila, il fut appelé Maitri pour marquer son lien avec Maitreya.
A Vikramasila, où il pratiquait Vajrayogini, il attira la suspicion des moines par l'usage de l'alcool en guise de substance sacrée. Atisa, qui était alors en charge de la discipline, dut se résigner à l'expulser de la communauté.
   Devenu siddha errant, Maitripa se rendit auprès de Sabara, un autre mahasiddha, (...).
Maitripa fut aussi disciple de Sahara, dont il détenait la transmission des doha. Par ailleurs, il devint le dépositaire de la longue transmission du Mahamudra issue de Nagarjuna et de Saraha. Par trois fois, sur les conseils de Naropa, Marpa Lotsava alla auprès de Maitripa recevoir ses enseignements et le considéra comme son second maitre. Parmi ses autres disciples, citons l'érudit Anandakirti du Cachemire à qui il transmit l'Uttaratantrasastra et le maître indien Vajrapani.
Extrait de l'entrée Maitripa dans le Dictionnaire Encyclopédique du Bouddhisme de Philippe Cornu, Ed. du Seuil.
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Autre biographie : Dans le sillage d'Advayavajra




(...)
Sur le chemin [de retour], il était fatigué et s'endormit. En se réveillant, il tentait de se rappeler de toutes les instructions qu'il avait reçues de l'Aborigène, mais il avait tout oublié. "Si je rentre maintenant, je vais avoir honte devant les autres. Est-ce que je me suicide ?". Il retourna voir l'Aborigène [qui lui demanda] 

- Qu'est-ce qui te chagrine ? 
- Comme j'ai oublié toutes les instructions, j'ai l'intention de me tuer.

"Advayavajra Avadhūtipa, 
Avec des faits non produits 
Que pourrait-on bien "oublier" ? 
Avec des faits non détruits 
Que pourrait-on bien "oublier" ? 
Les trois univers sont libres depuis l'origine 
Mais recouverts par l'ignorance 
Cakrasaṁvara est la félicité suprême 
Il est la nature même de la non-production"

Maitrīgupta eut alors une réalisation et vit la gnose (S. jñāna) du premier niveau spirituel (S. bhūmi) dévoilée. Il comprit alors que les trois sommets de montagne, le maître, les mudrā et toutes leurs actions étaient des symboles qui pointaient vers la réalité intime (S. hṛdayārtha). Il offrit cette compréhension au guru : 

 "Tous les faits sont vides [d'être propre]
La vacuité et la compassion sont deux,
Leur union indifférenciée est le Guide.
Si on analyse [les faits] du point de vue de l'état naturel (T. rnal ma'i don la)
On est libre quoi que l'on fasse.
[L'état naturel] est au-delà de l'observation, de l'artifice et de la moindre remémoration.
Voilà ma compréhension.
Je n'ai plus besoin de le demander à personne."

Il prit le nom "Advayavajra" et partit à Magadha. Tout le monde disait que Maitrīgupta avait vu la face de Śavaripa et il acquit une grande renommée.
Extrait d'une hagiographie :  Hridayartha


Bibliographie :
- Un bref exposé du Grand Sceau dans : La Simplicité de la Grande Perfection, Ed. du Rocher, 1995.
Biographie (voir aussi sous bibliographie) : 
Philippe Cornu, Dictionnaire encyclopédique du Bouddhisme, Ed. du Seuil, 2001.
Sur le net :
- Version bilingue des Vingt versets sur le mahayana, sur le site Hridayartha : PDF
- Version bilingue du Tattvadasaka (les dix versets sur le réel), sur le site Hridayartha : PDF

Un site et un blog dédié à Advayavajra par un professeur de tibétain habitant Marseille (avec des traductions inédites touchant au Mahamudra) :
Dans le sillage d'Advayavajra  / Hridayartha


Demeurez détendus dans votre nature non entravée. C'est le mode naturel libre de pensée. Cette méditation demeure en elle-même sans chercher quoi que ce soit d'autre. Le type de médiation qui consiste à chercher quelque chose n'est que l'activité de l'intellect confus. Tout comme le ciel ou une illusion magique, en l'absence de médiation aussi bien que de non-méditation, comment peut-on parler de séparation ou de non-séparation ?
   Pour le yogi qui a cette compréhension, toutes les actions vertueuses et erronées sont libérées par la connaissance de cette réalité. Toutes les afflictions mentales deviennent la grande cognition primordiale et agissent comme les amies du yogi, semblables à un feu embrasant la forêt. Comment alors pourrions-nous parler d'aller ou de rester ?
(...)
Extrait de : Un bref exposé du Grand Sceau, trad. James Low.
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Le Chant du Mahamoudra Spontanément :
Hommage à la Grande Félicité !

Mahamoudra c'est savoir que
toutes les choses sont notre propre esprit.
Voir les choses comme extérieures est seulement une projection poétique.
La totalité des "apparitions" est aussi vide qu'un rêve.

L'esprit en tant que tel est simplement un flot de conscience,
sans nature propre, se déplaçant où il sera comme le vent.
Vide d'une identité, c'est comme l'espace.
Tous les phénomènes, comme l'espace, sont les mêmes.

Ce qui est appelé Mahamoudra,
n'est pas une "chose" que l'on peut montrer du doigt.
C'est la propre nature de l'esprit
qui est Mahamoudra, l'état absolu.

Ce n'est pas quelque chose à parfaire ou transformer.
Ainsi, réaliser cela, c'est réaliser
que tout le monde des apparitions est Mahamoudra.
C'est le Dharmakaya absolu, comprenant tout, l'ultime incarnation de la Bouddhéité.

Inné et juste comme c'est,
Le Dharmakaya inconcevable,
est lui-même la méditation sans effort.
Essayer d'atteindre quelque chose n'est pas la méditation.

Voir toutes choses comme l'espace, comme une illusion magique,
ni méditant ni ne méditant pas,
ni séparé ni pas séparé :
Telle est la réalisation du yogi.

Toutes les actions vertueuses et diaboliques
Deviennent libérées grâce à ce savoir.
Les projections immorales deviennent la Gnose Absolue elle-même,
devenant l'ami du yogi, c'est un feu consumant la forêt boisée.

Où se trouve alors aller et rester ?
Qui alors a besoin d'aller dans un monastère méditer ?
Si on ne comprend pas ce point,
la libération ne sera qu'un évènement temporaire.

Lorsque la véritable nature est réalisée,
on réside dans l'état inchangé.
Que l'on soit ou pas dans l'état d'Intégration ou denon Intégration,
Il n'y a rien à corriger par un antidote ou la méditation.

Quoi qu'il apparaisse est dépourvu de nature propre.
Les apparitions sont auto-libérées dans la Sphère de la Réalité (Dharmadhatu).
La création conceptuelle est auto-libérée dans la Gnose Absolue (Mahajnana).
La non dualité de ces deux est le Dharmakaya.

Comme le flux d'un grande rivière,
Quoi qu'il se passe est sensé et vrai.
C'est l'état éternel de Bouddha,
La Grande Félicité, transcendant le Cycle Mondain.

Tous les phénomènes sont vides d'identité propre,
Dans lequel même le concept de vacuité est éliminé.
Dépourvu de concepts, non attachés aux projections mentales,
se trouve la voie de tous les Illuminés.

Pour les fortunés reliés à ces enseignements,
j'ai exprimé ces mots d'instructions du cœur.
Ainsi, puissent tous les êtres
Être établis en Mahamoudra.
Source du texte : Sangha Forum
Autre texte inédit sur :
Linkofshangpa



Les dix versets sur le Réel :

1. Ce qui est à l'abri de l'être ou du non-être
Qui [reste] immaculé (S. nirmala) en toute circonstance
Qui a pour être propre (S. svabhāva) l'accès à l'éveil (S. saṃbodhi)
Devant le Réel (S. tattva) je m'incline.

2. Ceux qui souhaitent connaître le Réel
N'y arriveront ni avec ni sans les formes mentales/représentations (S. ākāra)
La voie du Milieu qui n'est pas ornée[2] des instructions du Guide
N'est que la voie du Milieu intermédiaire

3. Ce qui est présent (S. bhāva) est l'éveil (S. saṃbodhi)
Et a pour être propre l'absence d'attachement
C'est à partir de l'attachement qu'il y a méprise (S. bhrānti)
Cette méprise n'a donc pas de fondement.

4. Qu'est-ce le Réel ? L'être propre de ce qui est présent (S. bhāva)
Ce qui est présent est non-existent (S. abhāva)
Mais même sans exister il est présent (S. bhāva)
En tant que (S svabhāva) causalité.

5. Ainsi les faits (S. dharmā) ont une saveur/sève identique (S. eka-rasa)
Ils sont libres (S. asaṅga) et ne durent pas
Quoiqu'il arrive pendant la méditation (S. samādhi)
Tous [les faits] sont les reflets de la Luminosité (S. ābhās-vara).

6. Quoiqu'il arrive pendant la méditation (S. samādhi)
Celle-ci est soutenue par un fort engagement (S. prasthānacitta) [d'éveil]
En faisant l'expérience (T. rig pa) de cet état (T. gnas)
Le Réel se produira sans cesse.

7. En absence de toute connaissance et de connaissable
La destinée (S. durgati) est dite non-duelle (S. advaya)
Même l'identification (S. mananā) de l'absence de dualité
Est dite n'être autre que la Luminosité et son rayonnement (S. ābhās-vara)

8. Ayant définitivement accès au Réel de cette façon
Quoiqu'il en soit et quoi qu'il fasse
Le contemplatif (yogi) aux yeux grands ouverts
Se comportera en toutes circonstances comme un lion[3].

9. En se détournant des [huit] arguments mondains[4]
Et en suivant le style de vie (S. vrata) d'un insensé (S. unmattaka)
Tout est fait sans appui/de façon insaisissable (S. ālambana)
Les formes mentales étant ornées de leur propre grâce (S. adhiṣṭhāna)

10. Ce qui est enseigné comme le principe immaculé[5]
Et tout ce à quoi adhèrent les adeptes de la non-dualité[6]
Est libre de notions d'égalité ou d'inégalité
Et convient (T. rigs) comme un objet de connaissance pour les philosophes.
Source du texte (et notes) : Hridayartha
Autre traduction de Hridayarhta : Les vingt versets sur le Mahayana


mardi 30 août 2011

Pagor Vairocana ou Vairotsana



Grand traducteur tibétain de la période de première diffusion du bouddhisme. Vairocana, du clan de Pagor, naquit dans la vallée de Nyémo Tchékhar entre Lhasa et Gyantsé, au Tibet. Il fut l'un des sept premiers moines tibétains ordonnés par Santaksita en 779. Brillant, il fut choisi par le roi Trisongdétsen (742-797) avec quelques autres pour être envoyé en Inde afin d'apprendre l'art de la traduction et d'y recevoir transmissions et textes. A Vajrasana, il étudia avec de nombreux maîtres. Réputé pour son érudition et sa pratique, il reçut en secret les textes des tantra du Semdé et du Longdé.
Il poursuivit sa route vers l'Oddiyana et, dans les forêts près de Dhanakisa, rencontra Sri Simha.
(...)
L'existence historique de Pagor Vairocana est attestée par plusieurs traductions retrouvées à Dunhuang et signées de sa main, comme le Rig-pa'i khu-byug, "Le Coucou de la présence", un très court texte du Semdé.
Extrait de l'entrée Pagor Vairocana dans le Dictionnaire Encyclopédique du Bouddhisme de Philippe Cornu, Ed. du Seuil.
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Bibliographie (en français) :
- Le coucou de Rigpa dans : Longchenpa, La liberté naturelle de l'esprit, trad. de Philippe Cornu, Ed. Points Sagesse.
Biographie (voir aussi sous bibliographie) : 
Philippe Cornu, Dictionnaire encyclopédique du Bouddhisme, Ed. du Seuil, 2001. 


Voir sur ce blog : Le coucou de Rigpa 



lundi 29 août 2011

Vimalamitra



Né à l'ouest de l'Inde, Vimalamitra était déjà fort érudit avant de rencontrer son maître Shri Simha, de qui il reçut les premiers enseignements men ngak dé des nyingthik, "Les sphères du coeur". Plus tard, un autre disciple, Jnanasutra, vint se joindre à lui. Ce dernier demeura plus longtemps que Vimalamitra auprès de Shri Simha, et transmit à Vimalamitra les derniers préceptes du maitre. Après avoir été le maître du roi Indrabodhi le second en Oddyiyana, Vimalamitra se rendit au Tibet au VIIIe siècle, sur l'invitation du roi Trisongdetsen, et collabora étroitement avec Padmasambhava et Vairocana.
   Selon la tradition, Vimalamitra est responsable de la transmission des dix-sept tantras au Tibet, où il résida treize ans. Juste avant son départ pour le Wou T'ai Shan, en Chine, il transmit à son tour les préceptes du Nyinghtik à son principal disciple, Nyang Ting Ngé Dzin Zangpo.
(...)
Extrait de : Philippe Cornu, Le Miroir du Coeur de Vajrassatva, Ed. Points Sagesse, 1995.
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Bibliographie :
Philippe Cornu, Le Miroir du Coeur, Ed. Points Sagesse, 1995. 
Jean-Luc Achard, Les testaments de Vajradhara et des porteurs de science, Ed. Les Deux Océans, 1995.
Biographie (voir aussi sous bibliographie) : 
Philippe Cornu, Dictionnaire encyclopédique du Bouddhisme, Ed. du Seuil, 2001. 


A nouveau, le Seigneur des Mystères questionna : 
"O Vainqueur à l'immense compassion !
Après le nirvana du Vainqueur, montre-nous comment parler aux êtres sensibles !"

Et le Roi des Courroucés à l'apparence effrayante répondit : 
"Merveille ! Je vais t'enseigner le sens ultime, 
Écoute bien, Détenteur du Vajra : 

Tous ces êtres sensibles des trois domaines
Se sont égarés partout hors de la base primordiale qui n'est rien,
Cette base qui par essence est vide,
Par nature est lumineuse,
Et dont la compassion est la capacité d’apparaître aux élèves sensibles.
En conséquence, la conscience interne du sujet naît d'un simple mouvement issu des différents aspects de l'ignorance.
Cette conscience de paille : "Cela s'éloigne de moi ou c'est moi qui m'éloigne ?" n'est qu'une illusion créée par la seule venue de la conscience qui cogite.
Cette ignorance n'existe pas dans la base, mais elle est présente dans les expériences ou dans les formes oniriques.
(...)
Extrait de : Philippe Cornu, Le Miroir du Coeur de Vajrassatva, Ed. Points Sagesse, 1995.
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dimanche 28 août 2011

Lama Tharchin Rinpoche



Rinpoche est un maître dzogchen du bouddhisme Vajrayana et le dixième de la lignée Repkong Ngakpas, une famille de yogis qui représentait la communauté de fidèles laïques la plus importante du Tibet. Lama Tharchin Rinpoche suivit sa formation au monastère de Sa Sainteté Dudjom Rinpoche. Il y fit une retraite solitaire de cinq ans et une deuxième de six ans sous la direction de Dudjom Rinpoche. Ses autres professeurs furent Chatral Rinpoche, Lama Sherab, Dorje Rinpoche et Dungse Thinley Norbu Rinpoche.
   Lama Tharchin Rinpoche partit du Tibet à pied avec sa famille en 1959 et vécu quelque temps à Orissa, en Inde, puis à Kathmandu et au Népal. Quand il était aux États-Unis pour des raisons de santé, Dudjom Rinpoche lui demanda de faire tourner la troisième roue du dharma, les enseignements du bouddhisme Vajrayana.
(...)
Source du texte :
Les trésors du Bouddhisme, Ed.Oikumene, 2003
Commande FNAC


Bibliographie (en français) :
Poème dzogchen dans : Les trésors du Bouddhisme, Ed.Oikumene, 2003


L'esprit conceptuel et dualiste
crée le domaine de l'univers extérieur
et des êtres qu'il renferme.

En s'accrochant au pouvoir de l'habitude
de s'attacher aux apparences relatives
comme si elles étaient réelles,
toutes les passions, alternant entre plaisirs et chagrin,
produisent la souffrance

Si vous regardez sans fabriquer,
l'esprit infiniment créateur, tel qu'il est,
vous verrez qu'il est toujours permanent,
toujours stable, inchangé,
la nature de la vérité ultime,
tel qu'il est depuis le commencement,
sagesse qui éclaire tout, conscience-vide.

Qu'il me soit donné de me reposer dans ce grand état de Kuntunzangpo.

Source du texte :
Les trésors du Bouddhisme, Ed.Oikumene, 2003
Commande FNAC
 


vendredi 19 août 2011


donnera un séminaire à GENEVE
du vendredi 9 au dimanche 11 décembre 2011. 


Site internet de l’évènement : 


Retraite résidentielle au Centre international John Knox
Vendredi de 14h à 22h.

Samedi de 10h à 18h 30.
Concert de musique indienne samedi soir.
Dimanche de 9h à 16h.
Téléchargement du flyer de présentation
et formulaire d'inscription : ici


Autres pages et liens : 
Interview / Vidéos / Les Sources de Peter Fenner / Site officiel


P.S.
A partir du 3 septembre, reprise des réunions informelles (et bimensuelles) de méditation à Genève et en France voisine - voir sous Agenda local

S.Y.N.A.P.S.E


Fin de semaine avec un communiqué d'IBM annonçant les premiers résultats du projet S.Y.N.A.P.S.E. (Systems of Neuromorphic Adaptive Plastic Scalable Electronics)
devant aboutir à une nouvelle génération de microprocesseurs fonctionnant à l'exemple des connexions neuronales. Si le chemin se révèle praticable, ce serait un bond en avant pour l'intelligence artificielle puisque ces puces seraient capables d'apprentissage et de décisions autonomes.

Un pas de plus vers l'émergence d'une conscience artificielle ?






IBM travaille sur des puces expérimentales qui imitent le cerveau humain

IBM a créé des puces expérimentales sachant imiter le mode de fonctionnement du cerveau humain. Selon lui, il s'agit d'une avancée « sans précédent » sur le chemin de la création d'ordinateurs intelligents capables de collecter, de traiter et de comprendre rapidement les données informatiques.

« La puce expérimentale devrait permettre aux ordinateurs de prendre des décisions après avoir rassemblé et analysé d'immenses quantités de données, comme le fait l'être humain quand il compulse des informations pour comprendre une série d'événements », explique Dharmendra Modha, chef de projet chez IBM Research. Ces puces prototypes, dont le modèle est inspiré des  systèmes neuronaux, imitent la structure du cerveau et son fonctionnement, à la différence près que cela se passe dans des circuits de silicium, à l'aide d'algorithmes complexes. « IBM espère qu'en reproduisant le fonctionnement du cerveau humain dans une puce, il pourra faire évoluer les ordinateurs pour en faire des machines hautement parallèles, capables de penser par événement, et peu gourmandes en énergie », indique le chef de projet.

Les futures machines au comportement humain seront très éloignées des ordinateurs actuels, limités en puissance de calcul et qui nécessitent d'être programmés par l'homme pour produire des résultats. «Ces machines vont permettre de dépasser les limites fondamentales des ordinateurs actuels », a ajouté Dharmendra Modha. « On ne pourra pas soutenir des vitesses d'horloge toujours plus élevées. En revanche, le cerveau humain représente l'ordinateur parfait. »

Des connexions qui s'organisent dynamiquement

Comme le cerveau humain, les puces expérimentales d'IBM peuvent organiser leurs connexions dynamiquement afin de sentir, comprendre et agir en fonction d'informations collectées par la vue, l'ouïe, le goût, l'odorat et le toucher, mais aussi réagir à l'analyse d'autres sources, comme la météo ou le contrôle de l'approvisionnement en eau. « Les puces aideront à découvrir des modèles basés sur les probabilités et la mise en relation des informations. Mais elles vont devoir  rivaliser avec la taille compacte du cerveau et ses faibles besoins en énergie », a déclaré le chef de projet d'IBM Research. «Nous avons désormais à notre disposition les éléments d'une nouvelle architecture qui peut nous permettre d'effacer, d'une manière toujours plus efficace, la frontière entre le monde physique et le monde numérique », a déclaré Dharmendra Modha.

« Ces puces pourraient aider à gérer l'approvisionnement en eau grâce à une analyse des données en temps réel et une capacité de reconnaissance des formes », explique encore le chef de projet. Reliés à un réseau de capteurs de surveillance mesurant la température, la pression, la hauteur des vagues et des marées océaniques, les ordinateurs équipés de ces puces pourraient lancer des alertes au tsunami. Ces puces aux fonctions cognitives pourraient aussi aider les grossistes à repérer les produits défectueux et doter les smartphones de fonctionnalités permettant de mieux interagir avec l'environnement. IBM et ses partenaires ont déjà appliqué les résultats de leurs recherches pour tester un parcours dans un labyrinthe, un jeu de Pong, ou pour trouver des motifs dans une série de données. Les chercheurs cherchent à obtenir de meilleurs résultats dans la reconnaissance d'images dans une vidéo.

Des phénomènes électriques identiques à ceux des neurones.

IBM a réalisé deux puces expérimentales selon le processus de fabrication à 45 nanomètres. Les circuits utilisés sont des circuits classiques mais sont organisées de manière à recréer des phénomènes électriques identiques à ceux des neurones et des synapses dans le cerveau humain, avec des capacités de mémoire, de calcul et de communication intégrées. « Les puces sont fabriquées avec les mêmes transistors utilisés dans la fabrication des microprocesseurs actuels, mais leur câblage est différent », a déclaré Dharmendra Modha. Les processeurs intègrent des « neurones digitaux » autonomes qui fonctionnent comme des unités de traitement basse énergie, et des synapses pour établir les connexions entre eux.
Les neurones et les synapses sont organisés en grille dans une infrastructure de communication qui permet aux neurones d'échanger entre eux des données en temps réel. Les neurones mémorisent les activités récentes, et les synapses se souviennent à quels neurones elles sont associées. Chaque puce abrite 256 « neurones digitaux ». Ceux-ci fonctionnent à une vitesse de 10MHz seulement et échangent en permanence des informations entre eux. L'une des puces contient 262 144 synapses programmables et l'autre 65 536 synapses « d'apprentissage ». Comme dans le cerveau, la synapse établit des connexions entre les neurones digitaux. La fréquence d'un signal envoyé à une synapse détermine la force de la synapse.

Selon le chef de projet, il serait possible d'équiper les ordinateurs actuels avec des unités de traitement basse énergie pour obtenir ce mode de fonctionnement. Mais les bus qui séparent les unités de traitement sont des goulets d'étranglement. Or, à mesure que l'afflux de données augmente, il faut que les noyaux soient capables de fonctionner à des fréquences d'horloge plus rapides. « La fonctionnalité de la puce peut être simulée sur les ordinateurs actuels. Mais les ordinateurs actuels sont très différents du cerveau humain. Alors il faut compenser par la puissance et le volume », explique Dharmendra Modha.

Les puces expérimentales reproduisent un cerveau humain simplifié, doté pour sa part de 100 milliards de neurones et plusieurs milliards de synapses. Selon IBM, ces puces annoncent une machine intelligente qui peut éventuellement être comparée à un « système à l'échelle du mammifère », avec 10 milliards de neurones et  100 000 milliards de synapses, dont la  consommation d'énergie et la taille serait proche du cerveau humain. Pour l'instant, le chercheur d'IBM Research ne s'est pas avancé pour dire dans quel délai un tel ordinateur pourrait être réalisé. Mais il pense que les résultats de la recherche actuelle pourraient influer sur la façon dont on construit les ordinateurs.

Développées dans le cadre du projet SyNAPSE

Le cerveau humain est aussi capable de penser « hors des sentiers battus » pour diriger une action, alors quel degré d'intelligence auront réellement ces puces ? Selon le chef de projet d'IBM Research, la puce saura imiter les fonctionnalités du cerveau humain et les neurones digitaux pourront être soumis à un large éventail de stimuli et d'environnements de façon à répondre à des situations de plus en plus variées.

Ces puces ont été développées par IBM avec des partenaires, dans le cadre du projet de recherche SyNAPSE (Systems of Neuromorphic Adaptive Plastic Scalable Electronics) mené sur plusieurs années et centré sur l'informatique cognitive. Il réunit des compétences en neurosciences, en nanotechnologies et dans le domaine des supercalculateurs pour mettre au point cette nouvelle plate-forme informatique. Parmi les partenaires associés à IBM dans la recherche, on compte l'Université de Columbia, l'Université Cornell, l'Université Merced de Californie et l'Université Madison du Wisconsin. IBM et ses partenaires ont également annoncé qu'ils avaient reçu une contribution supplémentaire de 21 millions de dollars de la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency), une agence du Département américain de la Défense chargée de la recherche et du développement de nouvelles technologies pour un usage militaire.

Source du texte : Le Monde Informatique
Sources anglaises : IBM  / PCWorld / Venturebeat


mercredi 17 août 2011

Jnanasutra ou Ye-shes mdo



Maître indien du Dzogchen. Né à Karmala en Inde orientale dans une famille hors-caste, Jnanasutra devint malgré tout un érudit et reçut en vision une prophétie de Vajrassatva lui enjoignant de se rendre au temple de Bodhiksetra en Chine, injonction à laquelle il ne répondit pas immédiatement. Il rencontra entre-temps Vimalamitra qui, suite à une prophétie semblable, s'était rendu en Chine et y avait reçut les enseignement de Sri Simha.
   Après avoir reçut les instructions de Vimalamitra, Jnanasutra décida de se rendre à son tour en Chine, où, pendant douze ans, il reçut de Sri Simha les instructions sur les cycles extérieurs, intérieur et secret. Alors qu'il s'apprêtait à prendre congé, Sri Simha lui demanda : "Es-tu satisfait ? - Oui, le le suis. - Je ne t'ai rien donné !" rétorqua le maitre. A cet instant, la compréhension s'éveilla en Jnanasutra et Sri Simha consentit à lui transmettre le cycle secret insurpassable que n'avait pas reçu Vimalamitra. (...)
Extrait de l'entrée Sri Simha dans le Dictionnaire Encyclopédique du Bouddhisme de Philippe Cornu, Ed. du Seuil.
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Bibliographie :
- Testament dans : Jean-Luc Achard, Les testaments de Vajradhara et des porteurs de science, Ed. Les Deux Océans, 1995.
- Testament (extrait) dans : Tulku Thondup, les maitres de la Grande Perfection, La lignée du Longchen Nynghthig du bouddhisme tibétain. Ed. Le Courrier du Livre, 1996.
Biographie (voir aussi sous bibliographie) : 
Philippe Cornu, Dictionnaire encyclopédique du Bouddhisme, Ed. du Seuil, 2001. 


(...)
   Emaho ! Si tu te familiarises continuellement avec ce (texte), le Délice jaillira en conséquence. 
   Kye-ma ! Si tu souhaites obtenir la Terre de la Grande Egalité, familiarise-toi continuellement (sans distraction, de jour comme de nuit) avec ce texte !
   Si tu souhaites t’entraîner de manière dynamique à toutes les Conduites, 
Fais accéder toutes les manifestations à l'Accès Naturel des Visions !
   Si tu souhaites découvrir la Prouesse dans toutes les Méditations, laisse l'esprit et la matière s'enrouler uniment grâce à la Contemplaton de l'Accès naturel à l'Océan ! 
   Si tu souhaites te libérer naturellement de toutes les Vues, propulse tous les enseignements jusqu'à leur terre d'extinction grâce à la Vue de l'Accès Naturel à la Montagne ! 
   Si tu souhaites que tous les Fruits demeurent dans leur propre dimension, 
   Laisse toutes les erreurs dans (l'application) des préceptes se libérer naturellement dans leur propre domaine grâce à la Vue de l'Accès Naturel au Discernement !

  Lorsque les manifestations (erronées) sont laissées dans leur état naturel (80), elles demeurent primordialement unies au Vide;

  Lorsque l'intellect est laissé dans son propre état naturel, il demeure primordialement uni à la matière; 
   Lorsque les phénomènes sont laissés dans leur état naturel, 
Espace et Discernement demeurent unis et 
   Lorsque tout l'Egarement est laissé dans son état naturel, il demeure primordialement uni à la Liberté Naturelle. 
(...)

Extrait du testament de Jnanasutra dans : 
Jean-Luc Achard, Les testaments de Vajradhara et des porteurs de science, Ed. Les Deux Océans, 1995.
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mardi 16 août 2011

Sri Simha ou Sri Singha



Maitre du Dzogchen, disciple principal de Garab Dorje, Sri Simha naquit, selon ses hagiographes, en Asie centrale, dans la ville de Sokhyam. Vers l'âge de quinze ans, il étudia la grammaire, la littérature, la logique et l'astrologie au auprès d'Haribhala. En trois ans, il était devenu extrêmement érudit, Il partit vers l'ouest à dos de chameau et atteignit Serling, où il eut une vision d'Avalokitesvara : "Si tu désires réellement la bouddhéité, va en Inde jusqu'au charnier de Sosaling", lui dit ce dernier. Cependant avant de suivre ces conseils, Sri Simha se rendit en Chine à la montagne des Cinq Pics, où septans durant il reçut les instructions de Bhelakirti sur les tantra extérieurs et intérieurs. Devenu moine, il pratiqua trois ans selon la discipline monastique, mais Avalokitsvrara l'exhorta de nouveau à suivre son conseil et Sri Simha s'y décida enfin. Usant de ses pouvoirs spirituels, il arriva sains et sauf au charnier de Sosaling où Manjusrimitra accepta de l'instruire. Pendant vingt-cinq ans, il reçut l'ensemble des transmissions et des commentaires du Dzogchen. (...)

Il partit alors pour Varjasana, où il découvrit les textes cachés par Manjusrimitra, et subdivisa la Série des préceptes (tib Man-ngag-sde) en quatre cycles : le cycle extérieur, le cycle intérieur, le cycle secret et le cycle secret insurpassable. (...)
   Sri Simha est un maître très important pour toute la transmission à venir. Ce sont ses disciples, Jnanasutra, pagor Vairocana, Vimalamitra et Padmasambhava, qui vont initier chacune des grandes lignées des trois séries du Dzogchen. (...)
Extrait de l'entrée Sri Simha dans le Dictionnaire Encyclopédique du Bouddhisme de Philippe Cornu, Ed. du Seuil.
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Bibliographie :
- Testament dans : Jean-Luc Achard, Les testaments de Vajradhara et des porteurs de science, Ed. Les Deux Océans, 1995.
- Testament (extrait) dans : Tulku Thondup, les maitres de la Grande Perfection, La lignée du Longchen Nynghthig du bouddhisme tibétain. Ed. Le Courrier du Livre, 1996.
Biographie (voir aussi sous bibliographie) : 
Philippe Cornu, Dictionnaire encyclopédique du Bouddhisme, Ed. du Seuil, 2001.



(...) Puis shrisimha se fondit en corps de lumière, et son testament, le Zerwa Dunpa (Les Sept Clous), descendit jusqu'aux mains de Jnanasutra. Les lignes suivantes y figurent.

Hommage à la perfection de la sagesse primordiale, (union de) clarté et de vacuité.
La sagesse de la conscience, qui tout pénètre et dans tout apparaît,
Est ouverte et impartiale.
Pour avoir cloué (la conscience) sur la base inchangeante.
Pour avoir fiché les sept grands clous sur les sentiers étroits du samsara et du nirvana.
La grande félicité immuable s'est élevée dans mon esprit...
a) Enfonce le clou de la sagesse non entravée de la clarté à la jonction du samsara et du nirvana (afin d'en réalisé l'unicité)
b) Enfonce le clou de la luminosité apparaissant d'elle-même à la jonction de l'esprit et des objets.
c) Enfonce le clou de l'essence naturelle et pure à la jonction de l'esprit et de la matière.
d) Enfonce le clou de la libération des vues à la jonction du nihilisme et de l'éternalisme.
e) Enfonce le clou de la conscience, qui est au-delà des phénomènes, à la jonction des phénomènes et de la nature des phénomènes.
f) Enfonce le clou des cinq portes (les facultés sensoriels) totalement libérées à la jonction de l’excitation et de la torpeur.
g) Enfonce le clou du Dharmakaya primordialement parfait à la jonction des apparences et de la vacuité.

Extrait de : Tulku Thondup, Les Maitres de la Grande Perfection
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lundi 15 août 2011

Manjusrimitra ou Sarasiddhi



Deuxième maître humain du Dzogchen. Selon cette tradition, il naquit fils de brahmane en Inde de l'Ouest. Lui-même brahmane très érudit en sanskrit, en philosophie, en logique et en art, sous le nom de Sarasiddhi, il prit bientôt la tête des 500 pandit les plus réputés.
Un jour, Manjusri lui apparut en vision et lui dit "Dans la contrée nord-ouest de l'Oddiyana, sur les rives du lac Dhanakosa, dans la vallée de Hétchen Delwa, en la grotte de Dordjé Ling du grand charnier de Serling, se trouve une émanation de Vajrassatva appelée Garab Dorjé, qui détient la transmission de l'enseignement dit "La Lampe sans efforts de tous les bouddhas". Va le voir, demande-lui cette transmission, puis compile ses oeuvres".
(...)
Sarasiddhi voulut se couper la langue avec laquelle il avait polémiquer si irrespectueusement. Mais Garab Dorje l'arrêta, lui disant : "Te trancher la langue ne purifiera nullement tes mauvais actes !" Resté seul auprès du maître, il reçut la transmission symbolique par signe et la totalité des tantra et instructions. Garab Dorje lui donna alors de Manjusrimitra, "l'Ami de Manjusri", puis il chanta :

Dans sa nature, l'esprit est le Bouddha depuis toujours;
Semblable au ciel, il n'y ni naissance ni cessation.
Saisi bien l'égalité de toutes choses,
Et demeures-y sans recherche : c'est la méditation.
Manjushrimitra répondit :
Je suis Manjushrimitra, celui qui, de Yamantaka,
A reçu les accomplissements. J'ai à présent réalisé
La grande égalité du samsara et du nirvana,
et de mon coeur jaillit l'omnisciente Sagesse.

   Puis il composa "L'Or extrait de sa gangue" (tib rDo-la gser-zhun), où il exposa sa compréhension. (...)


Il mena à bien la tâche de classifier les 6 400 000 vers des tantra du Dzogchen, divisant l'ensemble en trois sections . "la Série de l'esprit (tib. Sems-sde), la Série de l'espace (tib. Klong-sde) et la Série des préceptes ou instructions (sk Upadesa, tib. Man-ngag-sde). Il classa cette dernière série en "Transmission par l'écoute" et "Transmission explicative". (...)

Extrait de l'entrée Manjusrimitra dans le Dictionnaire Encyclopédique du Bouddhisme de Philippe Cornu, Ed. du Seuil.




Bibliographie :
- Testament dans : Jean-Luc Achard, Les testaments de Vajradhara et des porteurs de science, Ed. Les Deux Océans, 1995.
- Testament (extrait) dans : Tulku Thondup, les maitres de la Grande Perfection, La lignée du Longchen Nynghthig du bouddhisme tibétain. Ed. Le Courrier du Livre, 1996.
Biographie (voir aussi sous bibliographie) : 
Philippe Cornu, Dictionnaire encyclopédique du Bouddhisme, Ed. du Seuil, 2001.


A la fin de sa vie, dans une explosion de signes miraculeux, sons, rayons et lumières, il se fondit en corps de lumière. Plein de dévotion Shisimha se mit à prier et le testament de Manjushimitra, le Gom-nyam (Les Six Expériences de la Méditation) se posa dans ses main.
Ces lignes y figurent :

O fils de bonne naissance ! Si tu veux voir la continuité de la conscience absolue et nue,
a) recherche l'objet, la conscience (le ciel limpide)
b) actionne les points du corps (à l'aide de la posture)
c) ferme la voie des allées et venues (le souffle)
d) concentre-toi sur l'objectif (la sphère ultime)
e) appuie-toi sur l'immobilité (du corps, des yeux et de la conscience), et
f) tiens-toi au vaste espace (la nature même de la conscience)

Extrait de : Tulku Thondup, Les Maitres de la Grande Perfection
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