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lundi 19 décembre 2011

Yangoeunpa ou Gyalwa Yangon





Yangoeunpa (1213-1258), disciple de Goeutsangpa (1189-1258), le fondateur de la lignée Droukpa Kagyu du Haut, ce yogi étudia et pratiqua auprès de nombreux maîtres, dont Sakya Pandita et le Nyingmapa Sangye Milkyeu Dorje. Il est à l'origine d'une branche de la lignée Droukpa Kagyu qui porte son nom et se développa autour de ses deux principaux textes : Les Trois Enseignements de retraite en montagne et Les Six-Soeurs.
Source du texte : Rayons de lune.
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Bibliographie :
Extraits dans : Dakpo Tashi Namgyal, Rayons de lune, Les étapes de la méditation du Mahamudra, trad. Christian Charrier, Ed. Padmakara, coll. Tsadra, 2010  


Ne pers pas la fraicheur d'une attention jamais distraite.
Ne médite pas et ne fabrique pas l'état naturel.
Ne cherche pas à définir ce qui dépasse l'esprit.
Ne le contamine pas avec l'analyse, reste dans l'ouverture (du sans-naissance).
Unis la méditation et (la réalisation de) l'absence d'élaborations, comme une fille qui retrouve sa mère.
(...)

Ce qui est perçu par les cinq sens est le rayonnement d'une incessante continuité.
Ce qui apparaît des objets des sens, sans appropriation, est par nature dépourvu de naissance.
Même lorsque l'attachement aux apparences est présent,
Il se transmue en méditation spontanée.
Voir la vacuité dans l'apparence, sans élaborations conceptuelles,
C'est laisser le processus de manifestation suivre son cours.
Ne considérez pas l'apparence comme défectueuse, mais renoncez à votre attachement.
Vous entrerez alors dans la spacieuse méditation de l'unique saveur.
(...)

Regardez directement la conscience et voyez s'il y a dualité
Entre l'objet de méditation et l'esprit qui médite.
Libérez la conscience éveillée de son support
Et restez détaché de la conscience dénuée d'attention.
Vous entrerez alors dans une constante méditation qui se perpétuera jour et nuit.
Extrait de : Rayons de lune.
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mercredi 14 décembre 2011

Khyungpo Neldjor, Lama Shang ou Shang Youdrakpa




Aux Xème et XIème siècles, à l’apogée du bouddhisme en Inde, juste avant les invasions musulmanes et que la domination hindoue le fasse quasiment disparaître, de nombreux grands maîtres accomplis (les mahâsiddhas) sont apparus comme Luipa, Tilopa, Naropa, Maitripa, Saraha. Parmi eux, il y eut deux femmes extraordinaires qui avaient atteint le parfait éveil : Nigouma et Sukkhasiddhi. Il est même dit qu’elles avaient reçu des enseignements directement du Bouddha Vajradhara, le bouddha primordial, l’essence de tous les bouddhas.

Contemporain de Marpa le traducteur, Khyungpo Neldjor naquit probablement en 984 à Nyemo Ramang, au centre Ouest du Tibet. À sa naissance, l’adepte Amogha atterrit du ciel pour offrir des prophéties extraordinaires sur le jeune enfant. Khyungpo Neldjor se rendit sept fois en Inde et au Népal, à la recherche du dharma authentique; il étudia et pratiqua auprès de grands maîtres comme Maitripa, Dorjedenpa et Rahula. De retour au Tibet, il fonda un monastère à Shang-Shung dans le centre du Tibet. C’était son siège principal, et il devint vite renommé comme le « Lama de Shang », ce qui donna son nom à la lignée Shangpa. De plus, il était renommé pour avoir fondé des centaines de monastères et avoir des milliers de disciples.

Il transmit les enseignements de Nigouma à un seul de ses disciples, Mochok Rinchen Tsondru (Mochokpa). La lignée Shangpa est souvent citée comme étant la « lignée secrète », car Nigouma donna comme instruction à Khyungpo Neldjor de ne transmettre les enseignements qu’à un seul disciple pendant les sept premières générations (en commençant au Bouddha Vajradhara et à Nigouma). De Mochokpa, la lignée passa à Kyergang Chökyi Sengué (Kyergangpa), puis à Nyentön Rigung Chökyi Sherab (Rigongpa), et Sangyé Tönpa. Ces sept premiers maîtres sont connus comme les Sept Grands Joyaux de la tradition Shangpa. (...)  Bien que les enseignement Shangpa fussent considérés comme très élevés et fussent assimilés par de nombreuses écoles, la tradition ne s’est jamais transformée en institution, avec de grands monastères, et utilisant le système de transmission des tülkus. Malgré tout, ses enseignements sont toujours pratiqués et transmis dans de petits centres de retraite dans tout l’Himalaya. Au XIXe siècle, Jamgön Kongtrul rassembla les transmissions toujours vivantes et assura leur continuité en les incluant dans son célèbre Trésor des Instructions Sacrées.(...)
Source (et suite) du texte : wikipedia


Bibliographie :
Extraits dans : Dakpo Tashi Namgyal, Rayons de lune, Les étapes de la méditation du Mahamudra, trad. Christian Charrier, Ed. Padmakara, coll. Tsadra, 2010 
En ligne : 

Le tronc, les vers-vajra de la Mahamudra du reliquaire : sur le site Hridayartha


Lorsque vous méditez sur le Mahamudra,
Ne cherchez pas à procéder comme ceci ou comme cela,
Car il n'y a ni début, ni fin, ni intervalle.
Au moment de raviver l'attention, restez détendu. (...)

Lorsque le yoga de l'attention unifiée fait son apparition,
La vraie nature de l'esprit est réalisée :
Incessante clarté-vacuité
Dépourvu de centre et de périphérie,
Comparable à l'immensité de l'espace
Qui reste calme, ouvert et radieux.
Voilà la méditation égale du premier yoga.

Lorsque le yoga de l'unique saveur fait son apparition,
On connait les caractéristiques de l'esprit.
On comprend que toutes les apparences, pures et impures,
Émanent du corps absolu, l'esprit libre d'élaborations.
Pensées dualistes et absence de pensée,
Perceptions et absences de perception,
Stabilité et absence de stabilité, vide et non vide.
Clarté et absence de clarté,
Ont toutes la même saveur dans la claire lumière du corps absolu.

Lorsque le yoga de la non-méditation fait son apparition,
L'essence de la conscience claire se dégage de tout support.
Le yogi ne trouve rien sur quoi méditer
Car l'irréalité du méditant s'est dévoilée.
Il découvre en lui-même la nature de bouddha,
Pourvue des cinq sagesse et des trois corps,
Que l'on dit présente dans tout esprit.

Lorsque l'esprit est absorbé dans sa nature fondamentale,
Que l'on saute, coure, bavarde ou enseigne,
Il est en méditation.
Dès que l'esprit s'écarte de sa nature fondamentale,
Même si l'on reste assis à méditer,
il est en postméditation. (...)

Aussi élevée que soit la réalisation,
Tant que l'on ne maitrise pas l'absorption méditative,
Deux réalités semblent s'opposer :
Méditation et postméditation,
Attention placée et relachée,
Distraction et absence de distraction.
Dès que l'état méditatif apparaît
Sans qu'on ait besoin de le chercher,
(Survient) ce qu'on appelle la "non-méditation".(...)

Dès qu'apparait le yoga de la non-méditation,
La Connaissance transcendante se sépare de son support.
le yogi se libère de sa méditation
Et il n'y a personne pour méditer.

La souffrance ne se dissipe pas entièrement
A l'instant ou l'on réalise la non-dualité
Même si toutes les caractéristiques n'apparaissent pas,
Qui niera qu'il s'agit bien de la voie de vision ?
La lumière ne fait pas fondre la glace
Dès le lever du soleil,
Pas plus qu'elle ne réchauffe aussitôt la terre et les rochers.
Qui pourtant nierait la présence du soleil ?


Extrait de : Rayons de lune
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mardi 13 décembre 2011

Goeutsangpa Goeunpo Dorje ou Gyalwa Gotsangpa














Goeutsangpa Goeunpo Dorje (1189-1258). Accompli tibétain, disciple de Tsangpa Gyaré et l'un des premiers maitres de la lignée Droukpa Kagyu.

Autre biographie : drukpa


Bibliographie :
Résumé de sa biographie et un de ses nombreux chants spontanés dans : L'ondée de sagesse, Chant de la lignée Kagyu, trad. Christian Charrier
Extraits dans :
 
Dakpo Tashi NamgyalRayons de lune, Les étapes de la méditation du Mahamudra, trad. Christian Charrier, Ed. Padmakara, coll. Tsadra, 2010


Chaque fois qu'une pensée s'élève,
Fixe-là bien et libère-là
Dans son état naturel,
Sans douter de la spontanéité de cette libération.
Porte un regard direct sur les objets extérieurs :
Ils sont illusoires, comme l'esprit.
Perçois tout ce qui apparaît sans rien en croire.
Laisse la conscience de l'intervalle se déployer librement
Et se mouvoir comme le vent, qui n'a pas de substance.
Laisse ce mouvement se poursuivre sans croyance.
On dit qu'en regardant leur vrai visage sans acceptation ni rejet,
Les pensées se présentent comme méditation.
Il n'est pas d'autre méditation que le sans-distraction :
Ne quitte jamais cet état de non-méditation. (...)

Dès qu'une pensée surgit,
Saisis-là dans son essence
Et laisse-là dans son état naturel;
Elle se libérera toute seule, sans aucun doute. (...)

Elle passe comme une brise invisible :
Laissez-la filer sans la retenir.
On dit que "la pensée devient méditation".
En reconnaître la nature, c'est ne rien prouver ni réfuter.
Extrait de : Rayons de lune
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Le Chant des sept réjouissances :

Ces pensées fixées à un sujet et objet,
Quand elles surgissent, me troublent et me distraient,
Je ne médite pas pour les en empêcher,
Mais viens les frapper au sein de leur essence.
Comme les nuages qui voltigent dans l'azur,
Elles s'éclairent elles-mêmes dans leur propre nature.
Toutes ces pensées qui se lèvent dans l'esprit
Me font grand plaisir, sont ma réjouissance!

Quand le feu ardent des émotions me dévore,
Je n'applique aucun baume pour les apaiser,
Ces émotions, symboles de confusion,
Sont un élixir qui transforme tout en or.
Elles sont sans défaut, n'ont aucune imperfection,
Elles sont sources de bien-être et de bonheur,
Ces émotions qui me ravagent le cœur
Me font grand plaisir, sont ma réjouissance!

Ces dieux et démons qui me causent problème,
Il n'est pas besoin de les exorciser,
Ni de les chasser par des formules magiques,
Mais d'abandonner la pensée qu'ils existent.
Tous ces grands malins , démons et obstructions,
Seront mon armée, ma garde, mes protecteurs.
Les obstacles qui se dressent sur ma route
Me font grand plaisir, sont ma réjouissance!

Les tourments de l'existence me font parfois
Souffrir l'enfer, mais il n'y a pas de quoi,
Car cette misère n'est pas cause de souffrance
Si avec amour on l'emporte avec soi,
Sur le grand chemin des bons Bodhisattvas
Et qu'on prend sur soi les souffrances des autres.
Les fruits du karma quand ils se manifestent
Me font grand plaisir, sont ma réjouissance!

Quand je suis malade et que mon pauvre corps
Dans la médecine ne trouve le réconfort,
Il vaut bien mieux prendre cette maladie
Comme le moyen qui me libérera
De tous les voiles qui m'empêchent de voir
Et fera rayonner toutes les qualités
Les maladies qui m'affligent et me tourmentent
Me font grand plaisir, sont ma réjouissance!

Au moment de quitter ce corps illusoire,
Ne redoutez pas cet instant terrifiant,
Oubliez la peur et cultivez l'idée
Que la mort en fait n'existe pas vraiment,
C'est la claire lumière, la mère et son enfant,
Qui s'unissent et ne font plus qu'un dans l'instant.
Quand l'esprit délaisse ce précieux corps humain
Me fait grand plaisir, est ma réjouissance!

Quand rien ne va plus, que tout est contre moi,
Il ne sert à rien de vouloir tout changer,
L'essentiel alors est de mettre en pratique
La méthode pour tourner ces difficultés,
Laissez-les venir, ne les détournez pas
Et ne cherchez pas à les rendre meilleures:
Ces conditions adverses qui soudain apparaissent
Me font grand plaisir, sont ma réjouissance !
Source du texte : apma


mardi 11 octobre 2011

Kyabje Kalou Rinpoche




Kalou Rinpoché est né en 1905 dans la région de Tréhor au Kham (Tibet oriental). Dans la tradition du Bouddhisme tibétain, il est d'abord un moine appartenant à l'école des Kagyüpa.
Le père de Kalou Rinpoché était le 13ème Ratak Pelzang Tülkou, un médecin et yogi, disciple de Jamgon Kongtrul Lodrö Taye, de Jamyang Khyentse Wangpo et de Mipham Rinpoché, tous 3 maîtres du mouvement Rimé (non sectaire).
A 13 ans, l'enfant entre au monastère de Palpung où le 9ème Taï Sitou Rinpoché lui donne le nom de Karma Rangdjoung Künkhyap. Il poursuit ses études et obtient très jeune le titre de Khenpo (abbé). À 16 ans, il fait une retraite de 3 ans sous la direction de son maître racine, Lama Norbou Döndroup, dont il reçoit la transmission complète des lignées Karma Kagyü et Shangpa Kagyü. Exprimant un fort penchant pour la vie contemplative, il commence à 25 ans une longue retraite dans les montagnes du Kham, en yogi errant sans aucune possession. Au bout de 12 années, il doit quitter ses ermitages, rappelé par le 9ème Taï Sitou Rinpoché pour prendre la charge de maître de méditation des retraites de 3 ans à Palpung. A cette époque, le 16ème Karmapa le reconnaît comme l'incarnation de Jamgon Kongtrul Lodrö Taye. (...)
Source (et suite) de la biographie : wikipedia
Autre biographie : Sangharime


Bibliographie :
- La Voie du Bouddha selon la tradition tibétaine, 1ère édition 1993, Ed. Seuil, Points Sagesse, 3ème édition 2010, Ed. Claire Lumière, Série Rimay.
- Enseignements bouddhistes, Ed.Kunchab, 2010.
- Reconnaitre le sens de la vie, Ed. Marpa, 2004
- Le Bouddha de la médecine et son mandala, Ed. Marpa, 1998.
- Bouddhisme ésotérique, tradition tibétaine, Ed. Claire Lumière, 1999.
- Trois enseignements de Kalou Rinpoché, Ed. Claire Lumière, 1999.
- Bouddhisme profond, Tradition tibétaine, Ed. Broché, 1993.
- Instructions fondamentales, Ed. Albin Michel, Spiritualité vivante, 1990
En ligne :
Enseignement sur le Mahamudra, Sangharime : PDF
La Base, la Voie, le Fruit, enseignement donné à Kagyu Dzong, Paris, 1993 : PDF


Quand je médite la suprême attitude,
je reste sans effort au faîte de la vraie nature des choses.
Détendu, je m'établis dans une sphère sans agitation,
Dans la clarté de l'ouverture d'être,
Dans la connaissance de l'état de félicité,
Dans la splendeur éclatante de la non-délibération,
Dans la sérénité face aux multiples manifestations.

Ainsi établi en la nature de l'esprit,
sans trouver d'obstacles, la compréhension décisive paraît.
Sans effort, la clairvoyance accomplit toutes tâches.
Quel bonheur que ce Fruit qui n'est pas resté simple souhait !
Quel plaisir que d'avoir abandonné les espoirs et les craintes ! Les illusions devenues sagesse ultime, quelle joie !
Auteur inconnu

Il suffit simplement de laisser son esprit en son état naturel, tel qu'il est, comme il vient, sans artifice ; c'est extrêmement simple. Dans la tradition du "Mahâmudrâ reliquaire", il est dit que mahâmudrâ est : trop proche pour être reconnu ; trop profond pour être saisi ; trop simple pour être cru ; trop merveilleux pour être saisi par l'intelligence. Tels sont les quatre obstacles qui empêchent de reconnaître mahâmudrâ.

Façon de pratiquer mahâmudrâ : Gampopa dit : "l'eau sans agitation est limpide, l'esprit sans contrainte est heureux". Comme l'exprime cette citation, laissons l'esprit sans contrainte, détendu, sans le forcer aucunement, complètement relâché, et il viendra alors naturellement en un état de bien-être. En effet, si l'esprit n'est pas contraint, il est naturellement paisible et limpide... Dans cet état, l'esprit ne se pose pas sur quelque point de repère extérieur ou intérieur, il reste dégagé de toute fixation, sans être contrôlé. Il n'y a pas non plus d'évaluation de l'esprit comme étant vide, lucide ou de quelque manière que ce soit : ni même d'observation, car regarder l'esprit, fut-ce sa vacuité, sa lucidité ou quelque notion que ce soit, serait encore une vision dualiste qui prendrait l'esprit, la vacuité ou la lucidité (autoconnaissance) pour références. Mais il ne s'agit pas non plus de ne pas voir, car il ne faut pas que s'interrompe le cours de l'attention vigilante, de la lucidité. Il est donc nécessaire de garder une vision claire. C'est comme un endroit où la lumière est allumée : voir clairement n'exige aucun effort spécial : la clarté est naturellement présente. L'esprit reste ainsi sans s'engourdir ni sombrer en une sorte d'opacité obscure. L'esprit reste translucide, en un état de transparence lucide et dégagé. Le ciel est naturellement clair et ouvert : de même l'esprit, pour autant qu'il soit laissé "tel quel" en son état naturel... Laissant ainsi l'esprit dans un état de présence totale : sans l'orienter vers le passé ou le futur, sans ressasser le passer, ni aller au-devant de l'"à-venir" ; sans penser "j'ai fait ceci ou cela, je ferai ceci ou cela" ; laissant l'esprit juste vigilant, "tout simplement", sans le contraindre, sans rien y changer, en l'"instanéité présente" encore nommée "présence d'instantanéité" - "datar gui chépa" -, nous méditons. Si l'esprit reste vraiment ainsi, "tel qu'il vient de lui-même, tel qu'il est en lui-même" c'est ce qu'on appelle "rangbap" - c'est ainsi qu'on nomme "l'esprit ordinaire" - ou encore l'esprit d'immédiateté - "datar gui chépa". Réalisé, c'est l'esprit de mahâmudrâ".
Extrait de : Bouddhisme profond : Tradition tibétaine, Broché, Paris, 1993.

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Source du texte : Eveil impersonnel 

 

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