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jeudi 1 février 2018

Mon oeil !









Les Chemins de la philosophie par Adèle Van Reeth
Mon oeil ! (29 janvier - 1 février 2018)
(1/4) Merleau-Ponty, L’œil et l’esprit
avec Lambert Dousson, professeur de philosophie à l'Université Paris Nanterre
(2/4) Foucault, l’œil du pouvoir
avec Guillaume le Blanc, professeur de philosophie à l'Université Paris Est Créteil
(3/4) L’oeil invisible dans la philosophie indienne
avec Marc Ballanfat, Professeur de philosophie en classes préparatoires
(4/4) L’œil de l’artiste
avec Jacqueline Lichtenstein, Philosophe, professeur des Universités, Directrice de l'UFR de Philosophie-Sociologie à la Sorbonne et responsable de la spécialité Esthétique et philosophie de l'art

« Allant dans le rêve de haut en bas, le dieu évoque des formes diverses ; soit, en quelque sorte, qu'il joue avec des femmes, qu'il rie ou qu'il ait devant les yeux des spectacles effrayants. Les objets de son plaisir sont visibles, mais nul ne le voit lui-même. (…) Il en est qui disent que cette retraite (du rêve) est la même pour l'esprit que celle de l'état de veille, parce qu'il voit étant endormi les mêmes choses qu'on voit étant éveillé. Mais il n'en est pas ainsi, car cet esprit brille alors de son propre éclat. (…) Cet esprit se trouvant dans l'état de profond sommeil, et y ayant goûté des jouissances diverses, ayant vagabondé çà et là et y ayant vu le fruit du bien et du mal, en sens inverse revient en courant à son lieu d'origine, qui est l'état de rêve. Tout ce qu'il voit alors ne l'enchaîne pas, car l'esprit n'entre pas en contact avec cela. (…)

                Et là où il se croit comme un roi, comme un dieu, où il pense : « Je suis tout ceci », c'est pour lui le monde suprême. Et puis, là où, étant endormi, il ne désire aucun désir, il ne voit aucun rêve, telle est pour lui la forme où le Soi est son désir, où il a obtenu son désir, où il est sans désir. Comme un homme dans les bras d'une femme aimée ne sait rien du dehors ni du dedans, de même ce Soi corporel, embrassé par le Soi intellectuel, ne sait plus rien du dehors ni du dedans. Et s'il ne voit pas Ceci : c'est quand il voit qu'il ne voit pas Ceci, le visible ; en effet, le voyeur et la vue ne se séparent pas, à cause de l'impérissabilité, et d'autre part il n'y a pas, comme second, un Ceci autre que lui, distinct, qu'il voie. (…) Un voyant, unique, sans second, plongé dans l’eau, tel est, ô roi, le monde de l'absolu. »
Brhadaranyakopanisad, IV, 3, 13 – 4,2 pp113- in Matériaux pour servir à l'histoire de la philosophie de l'Inde, ed F.Vieweg (1878), trad.P. Regnaud

mercredi 10 mai 2017

Ysé Tardan-Masquelier

MAJ de la page : Jung / Ramana Maharshi / Upanishad



Les Discussions du soir par Leili Anvar
De Jung au yoga 10.05.2017
Avec Ysé Tardan-Masquelier : Historienne et anthropologue des religions

Ysé Tardan-Masquelier, est docteur en Histoire comparée des religions et anthropologie religieuse et elle a consacré sa thèse à Carl Gustav Jung et c’est lui qui l' a engagée sur les chemins de l’Inde. Parallèlement à son travail en philosophie et histoire des religions et aux ouvrages qu'elle a publiés, elle s'est engagée dans une pratique assidue du yoga et elle a été présidente de la Fédération Nationale des Enseignants de Yoga, et directrice de l’Ecole Française de Yoga, qui accueille des personnes en quête de connaissance de soi et forme des enseignants de yoga. Aujourd’hui, elle enseigne l’histoire de l’hindouisme à l’Institut Catholique de Paris, où elle a créé en 2014 le Certificat et le DU Cultures et spiritualités d'Asie, une formation originale, ouverte à un large public, centrée sur l'approche de l’altérité culturelle des grandes traditions d’Asie, dans une perspective de dialogue. La poursuite de recherches en anthropologie religieuse l’a amenée à s’intéresser aux grands changements qui ont marqué la conscience occidentale depuis la Renaissance et conduit à des sociétés sécularisées, ce qui l'a aussi amené à enseigner l'histoire de la laïcité à l’Institut Catholique. Elle a codirigé avec Frédéric Lenoir l'Encyclopédie des Religions et le Livre des Sagesses, et écrit plusieurs livres sur le monde indien, Un milliard d'hindous; Histoire, croyances, mutations (Albin Michel, 2007); L’Esprit du yoga (Albin Michel, 2005 et en poche 2014), Ramana Maharshi, le libéré-vivant (Points Seuil, 2010) et Les maîtres des Upanishads. La sagesse qui libère (Seuil, 2014).
Source du texte : FC

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Ysé Tardan-Masquelier, née à Paris en 19491, est écrivain, historienne des religions, spécialiste de l’hindouisme. Elle enseigne les spiritualités orientales à Université Paris IV-Sorbonne et à l'Institut catholique de Paris.
Source (et suite) du texte, bibliographie : wikipedia




Les Racines du ciel par Frédéric Lenoir et Leili Anvar
Ramana Maharshi avec Ysé Tardan-Masquelier 14.04.2013

A propos de : Ramana Maharshi : Le libéré vivant, Ed. Points, 2010
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La sagesse des Upaniṣads avec Ysé Tardan Masquelier (RTS, Radio Télévision Suisse, A vue d'esprit par Catherine Erard et Pierre-Yves Moret, du 14 au 18 septembre 2015) - en 4 parties.

A propos de : Les maîtres des Upanishads : La sagesse qui libère, Ed. Point, 2014
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Le corps, un chemin spirituel ? Avec Ysé Tardan Masquelier et Jean-Luc Souveton

jeudi 19 décembre 2013

Philosophies indiennes

MAJ de la page : Michel Hulin









Les Nouveaux chemins de la connaissance par Adèle Van Reeth
Philosophies indiennes
(1/4) : Upanishads, les textes fondateurs ? avec Michel Hulin
(2/4) : La Bhagavad-Gita, le chant du bienheureux avec Marc Ballanfat
(3/4) : et l’Inde créa Bouddha avec Pierre-Sylvain Filliozat.
(4/4) : Le yoga, une discipline de l’esprit ? avec François Chenet


mercredi 5 décembre 2012

108 Upanishads




MAJ des pages concernant les 12 upanishads majeurs : Isha (...)
Suppression des PDF suite à la publication attendue de :

Martine Buttex, 108 Upanishads, Ed. Dervy, 2012.
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Plus d'infos : 108 upanishads 


Il y a deux oiseaux qui résident en ce corps, l'âme individuelle et l'Âme suprême.
L'âme individuelle se nourrit des fruits de ses actes, tandis que l'Âme suprême n'est affectée par rien.
Elle est uniquement le Témoin. Elle n'accomplit aucun acte.
Elle ne fait que prendre, grâce à Sa propre Maya, la forme de l'âme individuelle, tout comme l'espace
contenu à l'intérieur d'un pot semble illusoirement différer de l'espace extérieur et prendre la forme du pot.
En réalité, tout est Shiva, tout est non-dualité, tout est Unicité absolue.
Il n'existe aucune différence, de quelque sorte que ce soit.

Rudra Hridaya Upanishad


Fermement établi en l'ultime équilibre, abandonne jusqu'à la tendance même à la renonciation. Abandonne toute chose ainsi que ses causes – la dichotomie entre l'Esprit et le mental individuel, la lumière et les ténèbres, etc., les impressions latentes et ce qui les engendre, aussi bien que les vibrations des souffles vitaux – et sois toi-même, semblable à l'espace céleste, avec un intellect parfaitement immobilisé.
Maha Upanishad, VI.6-7.


Il n'est nulle restriction, nulle origine;
Nul n'est en servitude; nul n'aspire à un autre état;
Nul ne recherche la libération; que dis-je !
Nul n'est libéré – c'est là la Vérité.

Il n'existe que le Soi réel, et uniquement Lui,
Reflété dans les divers êtres;
Il apparaît comme un ou multiple,
telle la Lune sur les eaux miroitantes.

Tripura Tapini Upanishad, V-13 et 15.


Source (et autres extraits) : 108 upanishads
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samedi 21 mai 2011

Kaushitaki Upanishad

Cette Upanishad très ancienne, extraite du Brahmana du Rig Véda attribué à l'école rituelle Kaushitaki est considérée soit comme une Upanishad majeure, soit – et le plus souvent – comme une Upanishad générale.
Source du texte : 108 Upanishads

Bibliographie : 
Voir sous Isha Upanishad



I.6: Il doit répondre : « Je suis comme une saison, je suis l'enfant des saisons. Je suis apparu du sein de l'éther sans limite (Akasha) et j'ai jailli de la lumière de Brahman. La lumière, l'origine de l'année, ce qui est le passé, ce qui est le présent, ce qui est toutes les créatures vivantes, et tous les éléments, tout cela est l'Atman. Et ce que Tu es, moi aussi je le suis. »
Puis Brahma lui demande : « Que suis-je donc ? »
Il doit répondre : «Tu es le Réel (Satya). »
« Et qu'est-ce que le Réel ? »
« Ce qui est autre que les dieux et les souffles vitaux correspondants, c'est cela, le Réel (Sat); mais ce que sont les dieux et les souffles vitaux correspondants, c'est cela que Tu es (Tvam). Et cela est exprimé par le mot Satyam, le Réel, qui inclut tout ce qui existe. Et Tu es tout ce qui existe. » 
Puis il ajoutera : « Cette vérité a été exprimée par un verset du Rig Véda :

I.7: “Avec le Yajur Véda pour ventre, le Sama Véda pour tête,

Le Rig Véda pour corps, sous sa forme impérissable,
Il est le grand Voyant (Rishi), empli de Brahman,
Il est le Brahman.” »
Extrait de Kaushitaki, trad. Martine Buttex.

Source : 108 Upanishads
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Présentation des 12 Upanishads majeurs : 


 

vendredi 20 mai 2011

Shvetashvatara Upanishads

Śvetāśvatara Upaniṣad (entre -400 et -200) est l'une des plus anciennes Upaniṣad majeures et appartient au groupe des Upaniṣad principales appelées Mukhya Upaniṣad. Celle-ci est associée au Krishna Yajur-Veda (noir). Le texte, qui a été commenté par Ādi Śaṅkara, est divisé en six chapitres et comporte cent treize versets
Source du texte : wikipedia

Bibliographie :
Voir sous Isha Upanishad





(...)
VI-11: L'Être divin, qui est Un et uniquement un, est occulté en tous les existants. Il est omni-pénétrant, Il est le soi intime en toutes les créatures. Il préside à toute action, et tous les êtres demeurent en Lui. Il est le Témoin, et Il est la pure Conscience vierge des trois Gunas de la Nature.

VI-12: Ces hommes sages, qui sentent en permanence à l'intérieur de leur cœur la présence de Celui qui est l'unique gouverneur de la grande masse indifférente, de Celui qui fait de la graine la semence de multiples graines – c'est à eux qu'appartient la félicité éternelle, à personne d'autre.

VI-13: Il est l'éternel au sein de l'éternité, et l'intelligent parmi tout ce qui est intelligent. Un et non-duel, Il accède néanmoins aux désirs de la multitude. On se libère de toute entrave dès qu'on L'a réalisé, Lui, la cause de la totalité, qui devient compréhensible au moyen de la philosophie et de la discipline spirituelle.

VI-14: Le soleil ne brille pas là-bas, ni la lune, ni les étoiles. Là-bas, ces luminaires ne brillent pas, alors d'où provient ce feu ? Parce qu'Il resplendit, toute chose après Lui se met à briller. Par Sa lumière, tout cet univers resplendit.

VI-15: Il est l'unique destructeur de l'ignorance au sein de cet univers; seul Il est le feu qui se tient à l'intérieur de l'eau. C'est uniquement en Le réalisant que l'on vainc la mort. Il n'est aucune autre voie vers l'émancipation.

VI-16: Il est le Créateur de toute chose, aussi bien que le Connaisseur de toute chose. Il est Sa propre source, Il est omniscient, et Il est le destructeur du Temps. Il est le dépositaire de toutes les vertus, et le maître de toutes les sciences. Il tient la Matière et l'Esprit sous son contrôle, Il est le Seigneur des Gunas. Il est la cause de la libération du cycle des naissances et des morts, et de la servitude engendrée et maintenue par ce cycle.

VI-17: Il est l'Âme universelle, Il est immortel, et Sienne est la souveraineté. Il est l'omniscient, l'omniprésent, le protecteur de l'univers, l'éternel gouverneur. Nul autre à ce jour n'a la capacité de gouverner le monde d'une éternité à l'autre.

VI-18-19: Lui qui, à l'orée de la Création, émana Brahma (la Conscience universelle) à partir de Lui-même et prononça les Védas à son oreille, Il constitue le pont suprême vers l'immortalité, Il est l'indivis, vierge de toute action, paisible, sans faute, sans tache, Il ressemble au feu qui a consumé son combustible – à la recherche de la libération, c'est vers Lui que je prends refuge, vers cet Unique radieux de Sa propre splendeur, dont la lumière tourne mon mental et ma compréhension en direction de l'Atman. (...)
Extrait de Shvetashvatara Upanishad, trad. Martine Buttex

Source : 108 Upanishads
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Présentation des 12 Upanishads majeurs : 

jeudi 19 mai 2011

Yajnavalkya

Grand Sage, auteur d’un traité de loi, qui fut le guru du roi Janaka. Personnage majeur de plusieurs Upanishads, il passe pour être l'auteur de la Brihadaranyaka Upanishad, où il enseigne la doctrine moniste de l'Advaita Védanta (le Védanta non-duel), laquelle affirme l'identité de l'Atman et de Brahman. Il y apparaît dialoguant avec ses deux épouses, Maitreyi et Katyayani. Yajnavalkya est considéré comme le plus grand de tous les yogis érudits de l'ère védique, et en tant qu'instructeur spirituel, il fut le prédécesseur de Krishna. Selon l'Agni Purana (17.7-9), il se réincarnera pour être l'instructeur du futur avatar, Kalki.
Outre l'Upanishad du Renoncement qui porte son nom, on le retrouve dans les Upanishads suivantes : Brihadaranyaka, Paingala, Jabala, Tara Sara, Brihad Jabala, Rama Uttara Tapaniya.
Source du texte : 108 Upanishads

Bibliographie :
Voir sous Isha Upanishad
En ligne : 108 Upanishads





12. Si un ascète se maintient en union avec le suprême Brahman, radieux de Sa propre splendeur, qui se trouve au-delà des noms et des formes, à qui donc un tel connaisseur de l'Atman rendrait-t-il hommage ? L'acte de révérence n'est alors plus de mise.
13. Si un ascète est convaincu que le Seigneur suprême se tient en tous les êtres comme étant leur soi individuel, il pourrait tout aussi bien se prosterner ventre à terre devant un chien, un hors-caste, une vache ou un âne.
(...)
32. Sois-en convaincu ! La conscience existe ici-bas, tout ceci n'est que conscience et en est empli de part en part, tu es conscience et je suis conscience, et tous les mondes ne sont faits que de conscience.

Extraits de : Yajnavalkya Upanishad, trad. Martine Buttex.


Brihadaranyaka Upanishad

Brihadāranyaka Upanishad (sanskrit : बृहदारण्यक उपनिषद्) ou Upanishad du Grand Livre de la forêt est l'une des plus anciennes Upanishad majeures. Celle-ci fait partie du groupe des Upaniṣad principales (Mukhya Upanishad) et est associé au Shukla Yajur-Veda (blanc). Le texte composé entre -800 et -700 comprend trois sections, six chapitres et quarante sept versets. Cette Upanishad a été commentée par Ādi Śaṅkara.
Source du texte : wikipedia

BRIHAT : 1) grand, vaste; fort, puissant; principal; 2) l'Immensité, la vastitude, notamment en épithète pour le plan de la Réalité suprême, qui est Vérité et Conscience et Félicité, Sat-Chit-Ananda.
ARANYAKA : « de la forêt » - 1) Les ascètes et moines mendiants qui se retirent dans les forêts, seuls ou vivant en communauté (ashram), loin du tumulte urbain, pour se consacrer à la méditation dans une vie simple et dépouillée. L'idéal de vie du 4ème stade de la vie brahmanique, à l'âge de la retraite. 2) Traité religieux à l'usage des renonçants, édictant les règles de la vie en forêt, mettant l'accent sur les significations spirituelles et la discipline intérieure.

Cette Upanishad est attribuée au sage Yajnavalkya.
Source du texte : 108 Upanishads

Bibliographie :
Voir sous Isha Upanishad






II-v-1: Cette Terre est telle du miel pour tous les êtres, et tous les êtres sont tels du miel pour cette Terre. De même, ce Purusha (cf. shloka I-iv-1) lumineux et immortel qui est l'âme de cette Terre, ainsi que ce Purusha lumineux et immortel qui est l'âme de ce corps, sont tous deux du miel*. Et ces quatre miels sont tous le Soi. La connaissance de ce Soi est la voie vers l'immortalité; l'unité sous-jacente est Brahman; ainsi, par la connaissance de Brahman, l'on devient le Tout.

II-v-2: Cette Eau est telle du miel pour tous les êtres, et tous les êtres sont tels du miel pour cette Eau. De même, ce Purusha lumineux et immortel qui est l'âme de cette Eau, ainsi que ce Purusha lumineux et immortel qui est l'âme de cette semence dans le corps, sont tous deux du miel. Et ces quatre miels sont tous le Soi. La connaissance de ce Soi est la voie vers l'immortalité; l'unité sous-jacente est Brahman; ainsi, par la connaissance de Brahman, l'on devient le Tout.

II-v-3: Ce Feu est tel du miel pour tous les êtres, et tous les êtres sont tels du miel pour ce Feu. De même, ce Purusha lumineux et immortel qui est l'âme de ce Feu, ainsi que ce Purusha lumineux et immortel qui est l'âme de cette organe de la parole dans le corps, sont tous deux du miel. Et ces quatre miels sont tous le Soi. La connaissance de ce Soi est la voie vers l'immortalité; l'unité sous-jacente est Brahman; ainsi, par la connais¬sance de Brahman, l'on devient le Tout.

II-v-4: Cet Air est tel du miel pour tous les êtres, et tous les êtres sont tels du miel pour cet Air. De même, ce Purusha lumineux et immortel qui est l'âme de cet Air, ainsi que ce Purusha lumineux et immortel qui est l'âme de cette énergie vitale dans le corps, sont tous deux du miel. Et ces quatre miels sont tous le Soi. La connaissance de ce Soi est la voie vers l'immortalité; l'unité sous-jacente est Brahman; ainsi, par la connaissance de Brahman, l'on devient le Tout.

II-v-5: Ce Soleil est tel du miel pour tous les êtres, et tous les êtres sont tels du miel pour ce Soleil. De même, ce Purusha lumineux et immortel qui est l'âme de ce Soleil, ainsi que ce Purusha lumineux et immortel qui est l'âme de cet œil dans le corps, sont tous deux du miel. Et ces quatre miels sont tous le Soi. La connaissance de ce Soi est la voie vers l'immortalité; l'unité sous-jacente est Brahman; ainsi, par la connaissance de Brah¬man, l'on devient le Tout.
(...)

II-v-15: Cet Atman est en vérité le gouverneur de tous les êtres, et le Roi de tous les êtres. Tout comme les rayons d'une roue sont fixés au moyeu et à la jante, ainsi tous les êtres, tous les dieux, tous les mondes, tous les organes et tous ces Soi individuels sont fixés à cet Atman.
Extrait de : Brihadaranyaka Upanishad, trad. Martine Buttex.

Source : 108 Upanishads
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Présentation des 12 Upanishads majeurs : 


mercredi 18 mai 2011

Chandogya Upanishad

"Chandoga" : chantre qui psalmodie les hymnes du Véda et qui apparaît tout au long de l'Upanishad comme étant le prêtre Udgatri, celui qui assure le Haut-Chant (Udgitha), la partie centrale du sacrifice.
Chef-d'œuvre absolu, la Chandogya Upanishad l'est à plus d'un titre : par sa beauté formelle, par la limpidité de son style, par la variété de ses approches et la vivacité des personnages qui – dans un cadre anecdotique parfois savoureux – dialoguent sur des points de doctrine bien précis. On n'y trouvera pas une exposition systématique des moyens menant à la libération, mais une élucidation – à chaque fois plus amplement reprise – de l'identité secrète du chercheur et de l'Atman-Brahman. Aussi ancienne que la Brihadaranyaka, elle est antérieure au Ier millénaire av. J.-C. et se présente comme un recueil de dialogues théologico-philosophiques, aux formules fortes et frappantes, qui ont inspiré de nombreux chercheurs postérieurs : l'auteur des célèbres Brahma Sutras y puisa de copieuses références, pas moins de cent-trente citations ! Shankaracarya avait une profonde admiration pour cette œuvre et en a donné des commentaires passionnés, ardemment polémiques, qui aboutiront à l'élaboration de la doctrine de l'Advaita Védanta.
Source du texte : 108 Upanishads

Bibliographie :
Voir sous Isha Upanishad




Brahman dans le cœur.
VIII-i-1: Hari Om ! Là, dans cette petite cavité, de la forme du lotus, qui est logée dans la cité de Brahman, se trouve un minuscule espace (akasha). C'est ce qui demeure en cet espace qu'il faut connaître. C'est cela dont il faut se mettre en quête, afin de parvenir à la réalisation.

VIII-i-2-3: Si ses disciples demandent au maître : « Puisque dans cette petite cavité, de la forme du lotus, qui réside dans la cité de Brahman, se trouve un minuscule espace, qu'est-ce qui demeure en cet espace et qu'il faut connaître ? Et de quoi faut-il se mettre en quête, afin de parvenir à la réalisation ? », celui-ci devra leur répondre : « Cet espace dans le cœur est aussi vaste que celui qui nous entoure. Car en lui sont véritablement contenus l'espace céleste et la terre, mais aussi le feu et l'air, le soleil et la lune, l'éclair et les étoiles. Tout ce qu'un être incarné possède en ce monde, ainsi que tout ce qui lui fait défaut, tout cela est contenu dans cet espace du cœur. »

VIII-i-4-5: Et si ses disciples lui demandent : « Si tout ceci qui existe, incluant toutes les créatures, ainsi que tous leurs désirs, est contenu dans la cité de Brahman, dans le cas où la décrépitude – voire la destruction – prendrait possession de ce corps [qu'on appelle la cité de Brahman], que pourrait-il en survivre ? », le maître devra leur répondre : « Ce Brahman [qu'on appelle l'espace du cœur] n'est pas atteint par la décrépitude du corps, il n'est pas tué par la mort du corps. Cet espace du cœur est la véritable cité de Brahman. C'est là que se situent tous les désirs. C'est là qu'est l'Atman, libre de toute négativité, qui ignore le vieillissement, la mort, la souffrance, la faim, la soif, dont les désirs se réalisent infailliblement, dont la volonté se concrétise infailliblement. De la même façon qu'en ce monde, les gens se plient à l'autorité de leur roi et que leur sort dépend de ce que celui-ci désire posséder, que ce soit une localité voisine, une province, ou un territoire, de la même façon les gens ignorants de l'Atman dépendent d'objets autres [que l'Atman] et récoltent les fruits de leurs actes.

VIII-i-6: Et de la même façon qu'en ce monde, s'épuisent les bénéfices procurés par l'action, de la même façon les bénéfices karmiques acquis par la vertu s'épuisent dans l'autre monde. De sorte que ceux qui quittent ce monde sans avoir réalisé l'Atman ni avoir chéri ces désirs qui se réalisent infailliblement, n'auront aucune liberté de mouvement en aucun des mondes. Au contraire, ceux qui quittent ce monde en ayant réalisé l'Atman et chéri ces désirs qui se réalisent infailliblement, auront toute liberté de mouvement en tous les mondes. »

Extrait de Chandogya Upanishad, trad. Martine Buttex. 
Source : 108 upanishads
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Présentation des 12 Upanishads majeurs : 


mardi 17 mai 2011

Aitareya Upanishad

C'est la plus ancienne des Upanishads, on la situe entre le VIIème et le IVème siècle avant J.-C. On y trouve donc une conception cosmo-anthropologique archaïque, peu claire, voire brouillée, et il ne faut surtout pas tenter d'y rattacher les concepts clés que le Védanta développera quelques siècles plus tard. Elle provient du Brahmana attribué à un sage du nom d'Aitareya.
Source du texte : 108 Upanishads

Elle a été commentée par
Adi Shankara. 
Source du texte : wikipedia

Bibliographie :
- Aitareya Upanisad, trad. Liliane Silburn, Ed. Adrien Maisonneuve, 1950
Bibliographie générale voir sous Isha Upanishad







Cinquième Khanda : 
1. Qui est celui que nous considérons comme étant le Soi ? 
Lequel (des deux) est le Soi ? Ce par quoi on voit, ou par quoi on entend, ou par quoi on sent les odeurs, ou par quoi on prononce la parole, ou par quoi on discrimine le doux de l'amer ? 

2. Ce qui est le coeur, c'est l'esprit, c'est la compréhension, la perception, le discernement, la sapience, la sagesse, l'intuition, la résolution, la pensée, la réflexion, l'impulsion, la mémoire, l'imagination, l'activité, la force vitale, le désir, la volonté. Tout cela, ce ne sont que des noms de la sapience. 


3. Il est brahman, il est Indra, il est Prajapati, tous ces dieux et ces cinq grands éléments : terre, vent, éther, eau, lumière, ces choses et celles qui sont, pour ainsi dire, mêlées (d'éléments) ténus, germes d'une sorte ou d'une autre, choses nées de l'oeuf, nées de la matrice, nées de la vapeur, nées des graines, chevaux, vaches, hommes, éléphants; tout ce qui, ici-bas, respire et marche et vole et est immobile : tout cela est guidé par la sapience, repose sur la connaissance; le monde est guidé par la sapience, la sapience est sa fondation, la connaissance est brahman. (...)

Extrait de : Aitareya Upanishad, trad. Liliane Silburn
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Présentation des 12 Upanishads majeurs : 



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