Après le film de Marie-Monique Robin, Notre Poison Quotidien, diverses émissions TV reprennent le sujet, dont ABE (A Bon Entendeur), une production de la TSR (Télévision Suisse Romande).
« On ne dit pas aux gens que dans les produits qu’ils mangent, il y a des pesticides. C’est quelque chose qui est caché. Il faut leur dire qu’Ils sont en train de s’exposer à des produits qui sont, en fait, des moyens de destruction massive qui sont dans leur assiette, dans leur verre. »
Claude Reiss, ex-directeur de recherche au CNRS et à l’Institut Jacques Monod
«Notre demande au niveau européen c’est de réviser les limites maximales en tenant compte de l’effet cocktail ce qui n’est pas fait aujourd’hui et deuxième chose, de réviser les limites en tenant compte pas seulement d’un individu adulte, mais aussi d’individu plus faible comme les enfants et les femmes enceinte ».
Paolo Martinello, président du Bureau européen des Unions de Consommateurs (BEUC)
Site de l'émission (page Coktail de Pesticides dans nos Assiettes ) : ABE
Emission du 19 avril 2011.
Coktail de Pesticides dans nos Assiettes :
Entretien avec le Dr Bertrand Kiefer :
L'émission entière :
Emission du 5 avril 2011.
De la Chimie dans mes Corn-Flakes :
Emission du 22 mars 2011.
Le monde doux-amer des "faux-sucres" :
Emission du 18 janvier2011.
Bisphenol A : vous avez pensé aux bouilloires :
Emission du 30 novembre 2010.
Saumons d'élevage : des poissons finalement assez conservateurs
Emission du 5 octobre 2010.
Raisin de table : vous reprendrez bien un peu de pesticide ?
Emission du 17 avril 2009.
Air toxique dans certains avions :
(...)
Site internet : ABE
Autre émission de la TSR : "36.9"
Emission du 9 mars 2011 :
Bisphénol A : faibles doses, gros soucis :
Site internet : 36.9
Toute conscience est conscience de quelque chose. Parler de "conscience sans objet" est-ce alors parler pour ne rien dire ?
samedi 30 avril 2011
vendredi 29 avril 2011
Toukaram
Saint et poète indien d'expression marathe (1598-1650). Humble choudra né à Pandharpour (lieu de pèlerinage et petite bourg marathe où Krishna se serait manifesté sous la forme d'un enfant), Touka, à peine âgé de vingt ans, quitta du jour au lendemain la boutique familiale pour aller se réfugier dans la jungle et prier dans la solitude. Sa femme le ramène à la maison mais il repart sans cesse en quête de Dieu. Une nuit, il rêve d'un homme qui lui pose la main sur la tête (en Inde, symbole d'initiation) et avant de partir lui dit son nom tout en lui révélant un mantra : "Rāma, Krishna, Hari". L'homme se nomme Babaji Chaitanya. À son réveil, il est transfiguré par la joie. Conscient de son inculture, il apprend par cœur les 36 000 versets de la Jnanechvari de Jnanadéva et les 20 000 du Bhagavata d'Eknath ainsi que d'innombrables psaumes de Namdév, Kabir et Mirabaï. Muni de ce bagage littéraire, il dirige la prière. Les disciples commencent à affluer. Mais les brahmanes, jaloux de leurs prérogatives, lui interdisent d'enseigner et lui ordonnent de détruire ses œuvres. Touka se soumet. Il jette ses cahiers dans les eaux de l'Indrayani et entre en méditation durant treize jours. Le quatorzième, les eaux du fleuve déposent les cahiers intacts au pieds du poète qui pleure de joie. Ce miracle rapporté par la tradition lui apporte la paix sociale. Touka peut désormais réunir librement ses disciples et composer ses psaumes. Comme il est illettré, ses disciples brahmanes les transcrivent fidèlement sur des manuscrits calligraphiés qui existent toujours. C'est le point de départ d'un mouvement spirituel toujours très populaire en pays marathe : les pèlerins. Touka mourut, ou selon la tradition, entra en samadhi âgé de 52 ans environ.
Source du texte : wikipedia
Bibliographie :
- Psaumes du Pèlerin, Rééd. Gallimard/Unesco, Coll. Connaissance de l'Orient, 1989.
Quelle main fait mouvoir mon corps,
qui me fait parler, sinon le Seigneur ?
Qui me fait voir, qui me fait entendre ? Narayana seul.
Ne manque pas à lui offrir ton adoration.
C'est Dieu qui crée en moi l'illusion d'être un moi
quand je dis : "Moi, j'agis."
Sa main fait frémir les feuilles des arbres ;
où mon moi pourrait-il trouver place ?
Vitho remplit tout l'univers, dit Toukâ ;
quel être vivant ou inanimé pourrait être
sans sa présence ? "
Si tu veux faire une visite,
visite les saints :
ne pense à aucune autre occupation;
Ils cherchent un seul trésor, Dieu :
leurs lèvres ne murmurent aucun autre nom.
Si tu désires des compagnons,
choisis les saints :
ne pense à aucune autre amitié.
Si tu veux t'asseoir,
fais-le parmi les saints :
ne pense à aucun autre repos.
Si tu veux marcher,
va au village des saints :
ils te donneront la paix.
Les saints, dit Toukâ,
un océan de bonheur :
ils te donneront d'infinies richesses.
Je suis aveugle de nature
dans mon visage sans traits.
Le mouvement m'est immobile.
D'hommes, je n'en vois pas.
Je demeure en ce lieu
où "je" et "mien" sont tombés.
tout le visible m'est invisible.
Détaché du néant,
mon bonheur est un sommeil
sur le sommet de la montagne
où je reçus sans rien donner.
J'ai laissé choir le vase
des désirs bons et mauvais,
j'ai quitté la ronde hurlante
de mes trois puissances.
Alors, j'ai reçu assurance
de ne jamais plus mendier :
la vingt-cinquième heure est venue
qui combla tous mes souhaits.
Visage levé, je murmurais
sans fin ces mots "moi, lui ",
qui réveillèrent le sans visage,
affolèrent d'amour le donneur.
Il m'offrit en charité
sa connaissance de soi et son être.
Me voici dans sa nature immergé,
seuls nos noms maintenant diffèrent.
Ces deux mots sont une source
de bénédictions multiples :
je les donnerai à mon tour
à qui viendra trouver.
Ces deux mots sont la route
qui toujours conduisit les saints
Ils sont sauvés, sauvés,
et tant d'autres par cette foi.
C'est le seul essentiel,
avoir foi totale.
La raison est un brigand
qui nous pille quand nous allons.
Dénoue les attaches du monde,
dévoue-toi à cette seule foi,
c'est le chemin que tracèrent
tous les saints de jadis.
Source du texte : Innerquest
Source du texte : wikipedia
Bibliographie :
- Psaumes du Pèlerin, Rééd. Gallimard/Unesco, Coll. Connaissance de l'Orient, 1989.
Quelle main fait mouvoir mon corps,
qui me fait parler, sinon le Seigneur ?
Qui me fait voir, qui me fait entendre ? Narayana seul.
Ne manque pas à lui offrir ton adoration.
C'est Dieu qui crée en moi l'illusion d'être un moi
quand je dis : "Moi, j'agis."
Sa main fait frémir les feuilles des arbres ;
où mon moi pourrait-il trouver place ?
Vitho remplit tout l'univers, dit Toukâ ;
quel être vivant ou inanimé pourrait être
sans sa présence ? "
Si tu veux faire une visite,
visite les saints :
ne pense à aucune autre occupation;
Ils cherchent un seul trésor, Dieu :
leurs lèvres ne murmurent aucun autre nom.
Si tu désires des compagnons,
choisis les saints :
ne pense à aucune autre amitié.
Si tu veux t'asseoir,
fais-le parmi les saints :
ne pense à aucun autre repos.
Si tu veux marcher,
va au village des saints :
ils te donneront la paix.
Les saints, dit Toukâ,
un océan de bonheur :
ils te donneront d'infinies richesses.
Je suis aveugle de nature
dans mon visage sans traits.
Le mouvement m'est immobile.
D'hommes, je n'en vois pas.
Je demeure en ce lieu
où "je" et "mien" sont tombés.
tout le visible m'est invisible.
Détaché du néant,
mon bonheur est un sommeil
sur le sommet de la montagne
où je reçus sans rien donner.
J'ai laissé choir le vase
des désirs bons et mauvais,
j'ai quitté la ronde hurlante
de mes trois puissances.
Alors, j'ai reçu assurance
de ne jamais plus mendier :
la vingt-cinquième heure est venue
qui combla tous mes souhaits.
Visage levé, je murmurais
sans fin ces mots "moi, lui ",
qui réveillèrent le sans visage,
affolèrent d'amour le donneur.
Il m'offrit en charité
sa connaissance de soi et son être.
Me voici dans sa nature immergé,
seuls nos noms maintenant diffèrent.
Ces deux mots sont une source
de bénédictions multiples :
je les donnerai à mon tour
à qui viendra trouver.
Ces deux mots sont la route
qui toujours conduisit les saints
Ils sont sauvés, sauvés,
et tant d'autres par cette foi.
C'est le seul essentiel,
avoir foi totale.
La raison est un brigand
qui nous pille quand nous allons.
Dénoue les attaches du monde,
dévoue-toi à cette seule foi,
c'est le chemin que tracèrent
tous les saints de jadis.
Source du texte : Innerquest
jeudi 28 avril 2011
Shirdi Sai Baba ou Sai Baba de Shirdi
Shirdi Saï Baba est un sage indien né à Shirdi (Maharashtra) en 1838 et mort le 15 octobre 1918.
Il apparut comme fakir et fut ensuite reconnu comme un saint. Il s'installa dans une mosquée où il recevait des offrandes qu'il partageait avec les animaux. Il ne demandait jamais rien. La population eut tôt fait de voir en lui un baba (père) particulier, car il réalisa nombre de miracles, de son vivant et après sa mort.
Comme Kabir, il refusa de voir les castes et les sectes, et considéra les hommes tels qu'ils se présentaient devant lui. Il mena une vie ascétique et simple, sans jamais quitter son village. Il était un refuge pour les déshérités. Son énergie radieuse apportait tout le réconfort nécessaire. Son mysticisme trouvait racine dans un humanisme modèle. Hindous et musulmans le prenaient pour un des leurs. Des parsis, des chrétiens et des bouddhistes vécurent le même phénomène. Il fut enterré à sa demande dans un temple hindou qui lui est désormais consacré à Shirdi. Il est de nos jours encore très vénéré par des millions de fidèles en Inde, et dans chaque maison, on trouve son image.
Source du texte : wikipedia
Ne pas confondre avec le très controversé Sathya Sai Baba (accusé notamment de charlatanerie et d'abus sexuels) qui se prétendait être la réincarnation de Shirdi Sai Baba. Sa mort récente (dimanche 24 avril), à l'âge de 85 ans, semble avoir surpris ses fidèles qui l'attendaient un peu plus tard. (En effet le guru avait prophétisé sa disparition dans l'année de ses 96 ans).
Bibliographie :
Eric Sablé, Vie et paroles de Sai Baba de Shirdi : un saint indien. Ed- Dervy livres, 2006.
En ligne :
La vie et les enseignements remarquables de Sri Sai Baba (PDF), adaptation du livre en langue Marathe, Shri Sai Satcharita.
Il ne manquait d'égard envers personne, et respectait tout le monde, car il voyait Narayana (Dieu) dans tous les êtres. Il ne disait jamais "Je suis Dieu" mais bien qu'il était son humble serviteur; il se souvenait toujours de Lui et répétait constamment "Allah Mallik" (Dieu est le seul Maître).
(...)
"Rama (le Dieu des Hindous) et Rahim (le Dieu des Musulmans) ne font qu'un et sont identiques, il n'y a pas la moindre différence entre eux, alors pourquoi leurs fidèles devraient-ils insister sur les différences et se disputer ? Quels enfants ignorants vous êtes ! Donnez-vous la main et réunissez les deux communautés; agissez raisonnablement et ainsi vous réaliserez l'unité nationale. Il n'est pas bon de se chamailler et d'argumenter. Alors, ne cherchez plus querelle, n'imitez pas ceux qui le font. Pensez toujours à votre intérêt et à votre bien être. Le Seigneur vous protégera. Les moyens pour réaliser Dieu sont le yoga, le sacrifice, l'ascèse et la connaissance. Si aucun de ces moyens ne vous conduit au but, votre vie est inutile. Si quelqu'un vous fait du mal, ne ripostez pas. Si vous pouvez faire quelque chose pour les autres, que ce soit du bien. "Voilà en bref les conseils que Sai Baba donnait à tout le monde, et ils étaient bien utiles à la fois sur le plan matériel et sur le plan spirituel.
(...)
"Rama (le Dieu des Hindous) et Rahim (le Dieu des Musulmans) ne font qu'un et sont identiques, il n'y a pas la moindre différence entre eux, alors pourquoi leurs fidèles devraient-ils insister sur les différences et se disputer ? Quels enfants ignorants vous êtes ! Donnez-vous la main et réunissez les deux communautés; agissez raisonnablement et ainsi vous réaliserez l'unité nationale. Il n'est pas bon de se chamailler et d'argumenter. Alors, ne cherchez plus querelle, n'imitez pas ceux qui le font. Pensez toujours à votre intérêt et à votre bien être. Le Seigneur vous protégera. Les moyens pour réaliser Dieu sont le yoga, le sacrifice, l'ascèse et la connaissance. Si aucun de ces moyens ne vous conduit au but, votre vie est inutile. Si quelqu'un vous fait du mal, ne ripostez pas. Si vous pouvez faire quelque chose pour les autres, que ce soit du bien. "Voilà en bref les conseils que Sai Baba donnait à tout le monde, et ils étaient bien utiles à la fois sur le plan matériel et sur le plan spirituel.
(...)
"Allez partout où il vous plaira, faites ce que vous aimez faire, mais souvenez-vous bien de ceci : Je sais tout ce que vous faites. Je suis le Guide intérieur de tous les êtres et Je demeure dans vos coeur. J'enveloppe toutes les créatures, le monde mobile et immobile. Je suis le Contrôleur, celui qui tire les ficelles du spectacles de cet univers. Je suis la Mère, l'origine de tous les êtres, l'Harmonie des trois gunas (tendances ou qualités qui gouvernent le monde), le Propulseur des sens, le Créateur, le Conservateur et le Destructeur. Rien ne fera de mal à celui qui porte son attention sur Moi, mais maya (l'illusion) fouettera celui qui M'oublie. Les insectes, les fourmis, le monde visible, mobile et immobile, tout cela est Mon corps, Ma forme."
(...)
"Celui qui M'aime par-dessus tout, Me voit toujours. Pour lui, le monde entier sans Moi n'est que désolation. Il ne parle que de Moi, il médite sans cesse sur Moi et chante toujours Mon nom. Je me sens redevable envers celui qui s'abandonne totalement à Moi et se souvient toujours de Moi. Je rembourserai sa dette en lui donnant la réalisation du Soi. Je suis dépendant de celui qui pense à Moi, qui a soif de Moi et qui ne mange rien sans Me l'offrir d'abord. Celui qui vient ainsi à Moi devient un avec Moi, tout comme le fleuve qui parvient à la mer et s'immerge en elle, devient un avec elle. Ainsi, éliminant jusqu'à la plus infime trace d'orgueil et d'égoïsme, vous devriez vous abandonner à Moi qui suis installé dans votre coeur."
(...)
"Vous n'avez pas besoin d'aller loin pour chercher le Je (ou le Soi). Hormis votre nom et votre forme, il y a en vous, comme dans tous les êtres, une conscience de l'Etre ou Conscience de l'Existence. Il s'agit de Moi-même. Sachant cela, voyez-Moi en vous aussi bien que dans tous les êtres. Si vous suivez cette pratique, vous réaliserez l'omniprésence et atteindrez l'union avec Moi."
Extrait de : La vie et les enseignements remarquable de Shri Sai Baba
"Celui qui M'aime par-dessus tout, Me voit toujours. Pour lui, le monde entier sans Moi n'est que désolation. Il ne parle que de Moi, il médite sans cesse sur Moi et chante toujours Mon nom. Je me sens redevable envers celui qui s'abandonne totalement à Moi et se souvient toujours de Moi. Je rembourserai sa dette en lui donnant la réalisation du Soi. Je suis dépendant de celui qui pense à Moi, qui a soif de Moi et qui ne mange rien sans Me l'offrir d'abord. Celui qui vient ainsi à Moi devient un avec Moi, tout comme le fleuve qui parvient à la mer et s'immerge en elle, devient un avec elle. Ainsi, éliminant jusqu'à la plus infime trace d'orgueil et d'égoïsme, vous devriez vous abandonner à Moi qui suis installé dans votre coeur."
(...)
"Vous n'avez pas besoin d'aller loin pour chercher le Je (ou le Soi). Hormis votre nom et votre forme, il y a en vous, comme dans tous les êtres, une conscience de l'Etre ou Conscience de l'Existence. Il s'agit de Moi-même. Sachant cela, voyez-Moi en vous aussi bien que dans tous les êtres. Si vous suivez cette pratique, vous réaliserez l'omniprésence et atteindrez l'union avec Moi."
Extrait de : La vie et les enseignements remarquable de Shri Sai Baba
mercredi 27 avril 2011
Tandavarya
Navaneeta signifie le beurre. Kaivalya ou Revala, désigne l'autonomie spirituelle libérée de l'identification au corps. Les textes sacrés de l'Inde sont souvent comparés à un océan de lait, dont les grands enseignants ont extraits le lait de sagesse pour le déposer dans des pots. Tandavarya Swami, l'auteur du Kaivalya Navaneeta, dit avoir extrait le beurre du lait.
Source du texte, introduction au livre : La crème de la libération, Kaivalya Navanîtam.
Bibliographie :
- La crème de la libération, Kaivalya Navaneeta, traduit de l'anglais par Jean-Marc Mantel, Ed. la Mésange.
Extrait en ligne : La Mésange
Section 1. L'exposé de la Vérité.
45 - J'ai décrit jusqu'ici ce qu'est la surimposition. Seul est un jnani celui qui sait, au delà du doute, que tout ce qui est vu est aussi éphémère qu'un rêve.
Maintenant écoute ce qu'est le processus d’effacement de la surimposition, voie vers la merveilleuse moksha (libération), qui ressemble au ciel placide lorsque tous les nuages d'hiver s'en sont allés.
46 - (Exactement comme l'on examine et découvre que) ce n'est pas un serpent, mais une corde, et ce n'est pas un voleur, mais un pieu épais, l'on comprend aussi, par-delà le doute, par les paroles du Maître et à la lumière des écritures, que le corps, le monde et les éléments ne sont rien d'autre que Brahman, l'immuable Conscience. Sache que cela est l’effacement de la surimposition.
(...)
72 - Par le Seigneur sous l'arbre du banyan sacré ! Je dis la vérité : Tu es le Témoin immuable du grossier, du subtil et de l'ignorance, des états de veille, de rêve et de sommeil, et du passage du temps - passé, présent et futur -, qui sans fin, s'élève et retombe, comme les vagues dans l'océan de la béatitude.
73 - Ne demande pas : "Par quelle lumière me verrais-je moi-même qui suis l'omni-voyant témoin ?". Peut-il y avoir une lumière qui illumine la Lumière auto-lumineuse ? Le dixième homme se connait lui-même en tant que tel parmi les autres. Y-a-t-il encore un onzième homme en lui ?".
(...)
Section 2. Les doutes dissipés.
Source du texte, introduction au livre : La crème de la libération, Kaivalya Navanîtam.
* * *
"(...) je demandais à Bhagavan (Sri Ramana Maharshi) de me sélectionner de la lecture, il me donna une courte liste de six livres : Kaivalya Navanîtam, Ribbu Gîtâ, Ellâm Onru, Swarûpâ Sâram et Yoga-Vâshishta."
* * *
- La crème de la libération, Kaivalya Navaneeta, traduit de l'anglais par Jean-Marc Mantel, Ed. la Mésange.
Extrait en ligne : La Mésange
Section 1. L'exposé de la Vérité.
45 - J'ai décrit jusqu'ici ce qu'est la surimposition. Seul est un jnani celui qui sait, au delà du doute, que tout ce qui est vu est aussi éphémère qu'un rêve.
Maintenant écoute ce qu'est le processus d’effacement de la surimposition, voie vers la merveilleuse moksha (libération), qui ressemble au ciel placide lorsque tous les nuages d'hiver s'en sont allés.
46 - (Exactement comme l'on examine et découvre que) ce n'est pas un serpent, mais une corde, et ce n'est pas un voleur, mais un pieu épais, l'on comprend aussi, par-delà le doute, par les paroles du Maître et à la lumière des écritures, que le corps, le monde et les éléments ne sont rien d'autre que Brahman, l'immuable Conscience. Sache que cela est l’effacement de la surimposition.
(...)
72 - Par le Seigneur sous l'arbre du banyan sacré ! Je dis la vérité : Tu es le Témoin immuable du grossier, du subtil et de l'ignorance, des états de veille, de rêve et de sommeil, et du passage du temps - passé, présent et futur -, qui sans fin, s'élève et retombe, comme les vagues dans l'océan de la béatitude.
73 - Ne demande pas : "Par quelle lumière me verrais-je moi-même qui suis l'omni-voyant témoin ?". Peut-il y avoir une lumière qui illumine la Lumière auto-lumineuse ? Le dixième homme se connait lui-même en tant que tel parmi les autres. Y-a-t-il encore un onzième homme en lui ?".
(...)
Section 2. Les doutes dissipés.
7 - Maître : "Comme Brahman n'est ni un objet des sens, ni un objet de déduction, et comme Il est sans second, Il est au-delà de la directe perception, déduction ou analogie. Sache aussi qu'étant libre d'attributs, Il ne peut être exprimé par des mots.
(...)
20 - L'annihilation du mental est de deux niveaux, à savoir : du conditionnement mental et du mental lui-même. Le premier s'applique aux sages libérés-vivants; le dernier aux sages désincarnés. L’élimination de rajas et de tamas, laissant sattva seul, est la dissolution du conditionnement du mental. O sans péché ! Lorsque sattva disparaît en même temps que le corps subtil, le mental lui-même est considéré comme ayant aussi péri.
Extrait de : La crème de la libération.
(...)
20 - L'annihilation du mental est de deux niveaux, à savoir : du conditionnement mental et du mental lui-même. Le premier s'applique aux sages libérés-vivants; le dernier aux sages désincarnés. L’élimination de rajas et de tamas, laissant sattva seul, est la dissolution du conditionnement du mental. O sans péché ! Lorsque sattva disparaît en même temps que le corps subtil, le mental lui-même est considéré comme ayant aussi péri.
Extrait de : La crème de la libération.
Commande sur : La Mésange
mardi 26 avril 2011
Ellâm Onru ou Tout est Un
Ce texte anonyme, écrit en tamoul au dix-neuvième siècle, est un bréviaire de l'advaita vedanta. Le Sage de la sainte montagne Arunachala, au sud de l'Inde, Sri Râmana Maharshi, le citait et le recommandait souvent. (...)
"(...) je (Anannamalai) demandais à Bhagavan de me sélectionner de la lecture, il me donna une courte liste de six livres : Kaivalya Navanîtam, Ribbu Gîtâ, Ashtâvakra Gitâ, Ellâm Onru, Swarûpâ Sâram et Yoga-Vâshishta. Il mit un accent particulier sur le Ellâm Onru, en me disant : "Si vous voulez moksha (la Délivrance), écrivez, lisez et pratiquez les instructions contenues dans Ellâm Onru"."
Bibliographie :
- Tout est Un (Ellâm Onru), Texte Tamoul anonyme du XIXe siècle. Ed. Nataraj.
Autres extraits en ligne : non dualité
I - Unité
1- Tout ce qui existe, incluant le monde que tu vois, ainsi que toi-même, témoin du monde, tout est Un.
2- Tout ce que tu considères comme étant moi, toi, lui, elle, et ceci ou cela, tout est Un.
3- Les êtres sensibles, ainsi que tout ce qui est considéré comme étant inerte et insensible, la terre, l'air, le feu et l'eau, tout cela est Un.
(...)
II - Toi
(...)
6. Si tu demandes ce qu'est ta vraie nature, son nom est Turiya qui signifie "le Quatrième" (état). Ce nom est approprié, car il semble dire : "les trois états de ton expérience - veille, rêve et sommeil profond - te sont étrangers; ton véritable état est le quatrième, qui est différent de ces trois là".
En supposant que ces trois états (veille, rêve et sommeil profond) forment ensemble un long rêve, le quatrième représente le réveil mettant fin à ce rêve. Ainsi, il est plus profind que le sommeil profond, et en même temps plus "éveillé" que l'état de veille. Ton véritable état est donc ce "quatrième", se distinguant de tes états de veille, sommeil avec rêves, et sommeil profond. Tu es cela, uniquement.
7. Qu'est-ce que ce quatrième état ? Il est Connaissance, sans différenciation, étant pleine Conscience de soi-même. Cela signifie que le quatrième état est pure Connaissance, sans conscience du différencié, mais en pleine conscience de Soi. Celui qui réalise cet état, même pour un seul instant, réalise la vérité. Tu es cela, uniquement. Qu'est-ce qu'il y a de plus pour celui qui a réalisé le "Quatrième" ?
(...)
III- Dieu
(...)
4. Celui qui a réalisé le quatrième état et voit tout en tant qu'Un, celui-là connait vraiment Dieu en tant qu'Etre, Conscience et Béatitude. Les mots ne peuvent l'exprimer, ni les oreilles entendre, à quel point un tel être est uni à Dieu; c'est une question de réalisation; et il existe des voies et des moyens pour une telle réalisation. Ils peuvent être énoncés, appris et mis en pratique. Dieu peut être réalisé ainsi.
5. Il n'a pas de nom : nous Lui donnons un nom. Il n'a pas de forme : nous Lui donnons une forme. Y-a-t-il un mal à faire cela ? Quel nom n'est pas le sien ? Quelle forme n'est pas la Sienne ? Quel est le son, la forme où Il ne se trouve pas ? C'est pourquoi, en l'absence de la vraie connaissance de ce qu'Il est, tu peux Le nommer comme tu préfères, ou L'imaginer sous la forme qui te convient le mieux pour garder Son souvenir.
Tout espoir d'obtenir sa Grâce sans aucun effort de ta part est complètement vain. S'il était possible d'obtenir Sa Grâce de cette façon, tout le monde serait identique, il n'y aurait aucune raison pour qu'il existât des différences. Il nous a montré les voies et les moyens. Fais l'effort, atteins le but; sois heureux. Ta paresse et ton égoïsme te font espérer d'obtenir Sa Grâce sans aucun effort, or la règle qui est valable pour tous est aussi valable pour toi. Ne relâche pas tes efforts. Dieu ne peut être réalisé que par ton effort.
(...)
VI- Ego
1- O ego ! Tous les maux du monde prennent leur source en toi. C'est pour t'écraser que les rois font des lois et les Sages donnent des enseignements. Malgré leurs efforts depuis des temps immémoriaux, hélas ! tu es toujours là : tu te caches seulement, et réapparais encore et encore. N'as -tu donc pas de fin ? Oh si, et sûrement, elle approche. Un autre Ego a commencé à t'éliminer. C'est l'Ego Universel, dont le nom est Je-suis-Brahman (Aham Brahmasmi).
2. Eh ! Ego détrompe-toi, ton ennemi n'est pas de ton espèce : tu es périssable, alors qu'Il ne l'est pas; tu te prends pour "je", parce que tu différencies toujours "je", "tu", "il", etc. mais Lui est libre de ces concepts : Il harmonise les différences et résorbe tout en Lui-même. Ton hostilité à Son égard naît de ce que quand tu le vois s'élever tu crois qu'il veut t'anéantir- Mais Lui n'a aucun mauvais sentiment pour toi, puisque tu ne peux te trouver là en Sa présence. Il te voit comme une partie de Lui-même. C'est ta propre imposture qui cause ta perte en Sa présence. Il ne songe même pas à te tuer car tu ne comptes pas à ses yeux. C'est pourquoi, ego, tu te considères comme Son ennemi, mais Lui ne prétend pas être le tien.
En un mot, tu es ton propre ennemi : Par orgueil, tu t'es vanté devant Lui, comme tu le fais en tous lieux. Dès lors, tu es perdu. C'est ainsi que l'Ego Universel t'efface, t'ayant absorbé, rayonnant en tant que Lumière Absolue.
(...)
4. Tu ne peux, à ce moment précis, avoir une idée de ce qu'Il fera de toi si tu t'abandonnes à Lui. Quoi que je puisse t'en dire, tu ne peux comprendre. L'expérience de l'abandon à Lui peut seule permettre de comprendre. Nul doute qu'Il t'élèvera à Sa grandeur, rien de moins. Par conséquent, ne crains pas pour ton avenir; abandonne-toi directement. Tu pourras toujours t'en détourner, si la joie ne te submerge pas dès le premier instant d'abandon. De même qu'en buvant du lait, cela commence par le goùt agréable et se termine par l'apaisement de la faim et de la soif, de même l'abandon de soi commence par le ravissement et s'achève dans la Parfaite Béatitude qui est au-delà du plaisir et de la souffrance. Par conséquent, ton but est, nul doute, cet Ego Universel (Je-Suis-Brahman).
5. Quel sera Ton nouveau nom, après l'abandon ? Il n'y a pas d'autre nom que le Tien. (...)
6. Souhaites-tu sortir de ton rêve, ou bien est-ce que tu préfères y rester encore ? Combien de temps les images du rêve vont-elles durer ? Ne sois pas paresseux, sors de ta torpeur, réveille-toi ! Tu ne vois que tes propres images mentales, et tu continues d'en imaginer encore et encore. Tout cela est vain. Trouve simplement qui est ce "toi", ce spectateur de tes images mentales. Ne te méprends pas, en t'identifiant à elles, qui s’élèvent et retombent sans cesses, réveille-toi ! Dès l'instant où tu t'éveilleras, tu comprendras que l'éveil vaut mieux que ce rêve. Debout ! L'Ego Universel attend pour se réjouir de te voir éveillé.
(...)
10. Il me reste un mot à dire. Ce n'est pas le produit de mon égoïsme, mais simplement mon devoir. Je ne dis ce mot en particulier ni pour ton bien ni pour le mien, mais pour le bien de tous :
Bibliographie :
- Tout est Un (Ellâm Onru), Texte Tamoul anonyme du XIXe siècle. Ed. Nataraj.
Autres extraits en ligne : non dualité
I - Unité
1- Tout ce qui existe, incluant le monde que tu vois, ainsi que toi-même, témoin du monde, tout est Un.
2- Tout ce que tu considères comme étant moi, toi, lui, elle, et ceci ou cela, tout est Un.
3- Les êtres sensibles, ainsi que tout ce qui est considéré comme étant inerte et insensible, la terre, l'air, le feu et l'eau, tout cela est Un.
(...)
II - Toi
(...)
6. Si tu demandes ce qu'est ta vraie nature, son nom est Turiya qui signifie "le Quatrième" (état). Ce nom est approprié, car il semble dire : "les trois états de ton expérience - veille, rêve et sommeil profond - te sont étrangers; ton véritable état est le quatrième, qui est différent de ces trois là".
En supposant que ces trois états (veille, rêve et sommeil profond) forment ensemble un long rêve, le quatrième représente le réveil mettant fin à ce rêve. Ainsi, il est plus profind que le sommeil profond, et en même temps plus "éveillé" que l'état de veille. Ton véritable état est donc ce "quatrième", se distinguant de tes états de veille, sommeil avec rêves, et sommeil profond. Tu es cela, uniquement.
7. Qu'est-ce que ce quatrième état ? Il est Connaissance, sans différenciation, étant pleine Conscience de soi-même. Cela signifie que le quatrième état est pure Connaissance, sans conscience du différencié, mais en pleine conscience de Soi. Celui qui réalise cet état, même pour un seul instant, réalise la vérité. Tu es cela, uniquement. Qu'est-ce qu'il y a de plus pour celui qui a réalisé le "Quatrième" ?
(...)
III- Dieu
(...)
4. Celui qui a réalisé le quatrième état et voit tout en tant qu'Un, celui-là connait vraiment Dieu en tant qu'Etre, Conscience et Béatitude. Les mots ne peuvent l'exprimer, ni les oreilles entendre, à quel point un tel être est uni à Dieu; c'est une question de réalisation; et il existe des voies et des moyens pour une telle réalisation. Ils peuvent être énoncés, appris et mis en pratique. Dieu peut être réalisé ainsi.
5. Il n'a pas de nom : nous Lui donnons un nom. Il n'a pas de forme : nous Lui donnons une forme. Y-a-t-il un mal à faire cela ? Quel nom n'est pas le sien ? Quelle forme n'est pas la Sienne ? Quel est le son, la forme où Il ne se trouve pas ? C'est pourquoi, en l'absence de la vraie connaissance de ce qu'Il est, tu peux Le nommer comme tu préfères, ou L'imaginer sous la forme qui te convient le mieux pour garder Son souvenir.
Tout espoir d'obtenir sa Grâce sans aucun effort de ta part est complètement vain. S'il était possible d'obtenir Sa Grâce de cette façon, tout le monde serait identique, il n'y aurait aucune raison pour qu'il existât des différences. Il nous a montré les voies et les moyens. Fais l'effort, atteins le but; sois heureux. Ta paresse et ton égoïsme te font espérer d'obtenir Sa Grâce sans aucun effort, or la règle qui est valable pour tous est aussi valable pour toi. Ne relâche pas tes efforts. Dieu ne peut être réalisé que par ton effort.
(...)
VI- Ego
1- O ego ! Tous les maux du monde prennent leur source en toi. C'est pour t'écraser que les rois font des lois et les Sages donnent des enseignements. Malgré leurs efforts depuis des temps immémoriaux, hélas ! tu es toujours là : tu te caches seulement, et réapparais encore et encore. N'as -tu donc pas de fin ? Oh si, et sûrement, elle approche. Un autre Ego a commencé à t'éliminer. C'est l'Ego Universel, dont le nom est Je-suis-Brahman (Aham Brahmasmi).
2. Eh ! Ego détrompe-toi, ton ennemi n'est pas de ton espèce : tu es périssable, alors qu'Il ne l'est pas; tu te prends pour "je", parce que tu différencies toujours "je", "tu", "il", etc. mais Lui est libre de ces concepts : Il harmonise les différences et résorbe tout en Lui-même. Ton hostilité à Son égard naît de ce que quand tu le vois s'élever tu crois qu'il veut t'anéantir- Mais Lui n'a aucun mauvais sentiment pour toi, puisque tu ne peux te trouver là en Sa présence. Il te voit comme une partie de Lui-même. C'est ta propre imposture qui cause ta perte en Sa présence. Il ne songe même pas à te tuer car tu ne comptes pas à ses yeux. C'est pourquoi, ego, tu te considères comme Son ennemi, mais Lui ne prétend pas être le tien.
En un mot, tu es ton propre ennemi : Par orgueil, tu t'es vanté devant Lui, comme tu le fais en tous lieux. Dès lors, tu es perdu. C'est ainsi que l'Ego Universel t'efface, t'ayant absorbé, rayonnant en tant que Lumière Absolue.
(...)
4. Tu ne peux, à ce moment précis, avoir une idée de ce qu'Il fera de toi si tu t'abandonnes à Lui. Quoi que je puisse t'en dire, tu ne peux comprendre. L'expérience de l'abandon à Lui peut seule permettre de comprendre. Nul doute qu'Il t'élèvera à Sa grandeur, rien de moins. Par conséquent, ne crains pas pour ton avenir; abandonne-toi directement. Tu pourras toujours t'en détourner, si la joie ne te submerge pas dès le premier instant d'abandon. De même qu'en buvant du lait, cela commence par le goùt agréable et se termine par l'apaisement de la faim et de la soif, de même l'abandon de soi commence par le ravissement et s'achève dans la Parfaite Béatitude qui est au-delà du plaisir et de la souffrance. Par conséquent, ton but est, nul doute, cet Ego Universel (Je-Suis-Brahman).
5. Quel sera Ton nouveau nom, après l'abandon ? Il n'y a pas d'autre nom que le Tien. (...)
6. Souhaites-tu sortir de ton rêve, ou bien est-ce que tu préfères y rester encore ? Combien de temps les images du rêve vont-elles durer ? Ne sois pas paresseux, sors de ta torpeur, réveille-toi ! Tu ne vois que tes propres images mentales, et tu continues d'en imaginer encore et encore. Tout cela est vain. Trouve simplement qui est ce "toi", ce spectateur de tes images mentales. Ne te méprends pas, en t'identifiant à elles, qui s’élèvent et retombent sans cesses, réveille-toi ! Dès l'instant où tu t'éveilleras, tu comprendras que l'éveil vaut mieux que ce rêve. Debout ! L'Ego Universel attend pour se réjouir de te voir éveillé.
(...)
10. Il me reste un mot à dire. Ce n'est pas le produit de mon égoïsme, mais simplement mon devoir. Je ne dis ce mot en particulier ni pour ton bien ni pour le mien, mais pour le bien de tous :
La Vérité est "Je-Suis-Brahman", l'Ego Universel.
Lumière de Grâce Divine, Amour Tout-Puissant, Bénissez-moi !
lundi 25 avril 2011
Ribhu
La Ribhu Gita, littéralement "Chant de Ribhu", est la sixième partie du Shiva Rahasya, un texte mystique légendaire d'Inde. La totalité de la Ribhu Gita est sensée représenter l'enseignement donné au Sage Ribhu par Dieu lui-même, sous la forme de Lord Shiva, l'aspect sans forme de la divine activité, en laquelle tous les êtres et choses sont déjà éternellement absorbés.
Bhagavan Sri Ramana Maharshi attribuait une valeur unique à cet exposé lucide de la vérité suprême. Il y fit référence souvent dans ses causeries avec dévôts et chercheurs, et on rapporte qu'il aurait dit que si l'on répétait le chapitre 26 de la Ribhu Gita, on pouvait passer spontanément en samadhi ou l'état naturel de réalisation du Soi.
Source du texte : non-dualité
"(...) je demandais à Bhagavan (Sri Ramana Maharshi) de me sélectionner de la lecture, il me donna une courte liste de six livres : Kaivalya Navanîtam, Ribbu Gîtâ, Ellâm Onru, Swarûpâ Sâram et Yoga-Vâshishta."
Annamalai Swami
Bibliographie (en français) :
Pour l'instant aucune publication
Chap. 26, demeurez en cela même :
1. Je vais t'exposer maintenant la méthode pour demeurer dans la Réalité indifférenciée qui inclut tout. Cet enseignement est secret et difficile à comprendre même avec l'aide de nombreuses Saintes Ecritures. Même les êtres célestes et les praticiens de disciplines spirituelles qui l'ont tenue pour chère l'ont acquise avec difficulté. Suis ce que je dis, et en plongeant dans la Réalité, sois heureux.
2. Mon fils ! Les sages réalisés disent que l'inhérence absolue dans la Réalité signifie devenir un avec l'immuable, tranquille, non-duel Être suprême absolu qui est Être-Conscience-Béatitude, et le Soi de tous, et faire du mental baladeur un avec Cela, comme l'union proverbiale du lait et de l'eau, absolument libre de tous les concepts.
3. Quand on scrute la variété de la manifestation, on réalise qu'elle n'existe pas réellement et que tout est l'indifférencié Être Suprême Absolu qui n'est pas différent du Soi et de soi-même. Faites en sorte que cette connaissance devienne ferme par une pratique constante.
Alors détournant ton regard de tout, devient un avec la Réalité Suprême Absolue - et demeurant en Cela, sois heureux.
4. Demeure en tant que Cela qui ne montre, après être scrutée, aucune dualité dans la forme de ces objets variés ou dans la moindre trace de cause et d'effet, Cela en quoi, quand le mental est absorbé en Cela, il n'y a aucune peur de la dualité, du tout - et sois toujours heureux, inébranlable et libère la peur montant de la dualité.
5. Demeure en tant que Cela en quoi il n'y a ni pensées, ni imaginations, ni paix ou self-contrôle, ni mental ou intellect, ni confusion ou certitude, ni être ou non-être, et aucune perception de dualité - et sois toujours heureux, inébranlable et absolument libre de la peur qui monte de la dualité.
6. Demeure en tant que Cela en quoi il n'y a aucun défaut ni aucune qualité, ni plaisir ou douleur, ni pensée ou silence, ni misère, ni austérités pratiquées afin de se libérer de la misère, ni idée "je-suis-ce-corps", ni objet ou n'importe quelle perception - et sois toujours heureux, libre de toutes les traces de la pensée.
7. Demeure en tant que Cela en quoi il n'y a aucun effort, ni physique, ni mental, ou verbal, ou de n'importe quelle sorte, ni péché ou vertu, ni attachement avec ses conséquences - et sois toujours heureux, libre de toutes les traces de la pensée.
8. Demeure en tant que Cela où il n'y a ni pensées ni penseur, ni création, préservation ou dissolution du monde, rien à aucun moment - et sois heureux, libre des traces de la pensée.
9. Demeure en tant que Cela en lequel il n'y a aucun pouvoir d'illusion limitant le Soi, ainsi que ses effets, ni connaissance ou ignorance, ni âme séparée ou Seigneur de la Création, ni être ni non-être, ni monde ni Dieu - et sois heureux, libre de toutes les traces de la pensée.
10. Demeure en tant que Cela en quoi il n'y a pas de dieux et leur adoration, ni aucun des trois aspects divins du Créateur, Préservateur et Destructeur, ou méditation sur eux, ni Dieu sans forme Suprême, ni méditation sur Lui - et sois heureux, sans la moindre trace de pensée.
11. Demeure en tant que Cela en lequel il n'y aucun esclavage mûrissant vers des bonnes oeuvres, ni recherche de dévotion au Divin, ni sagesse consciente, ni fruit de l'action à savourer, ni état suprême séparé de lui, ni moyens d'obtention, ni objets à atteindre - et sois heureux toujours, libre de toute trace de pensée.
12. Demeure en tant que Cela en lequel il n'y a ni corps, ni sens, ni forces vitales, ni mental, ou intellect ou imagination, ni ego ni ignorance, ni personne qui s'y identifie, ni macrocosme ou microcosme - et sois heureux toujours, libre de toutes les traces de pensée.
13. Demeure en tant que Cela en lequel il n'y a ni désir ni colère, ni cupidité ni illusion, ni mauvaise volonté ou orgueil, ni impuretés de l'esprit, ni les fausses notions d'esclavage et de libération - et sois heureux, libre de toutes les traces de pensée.
14. Demeure en tant que Cela en lequel il n'y a ni commencement ni fin, ni sommet, ou bas, ou milieu, ni lieu sacré ou dieu, ni offrandes ou actes pieux, ni espace ou temps, ni objets de perception - et sois heureux toujours, libre de toute trace de pensée.
15. Demeure en tant que Cela en lequel il n'y a aucune discrimination entre le réel et l'irréel, aucune absence de désir, aucune possession de vertus, aucun espoir de libération, aucun maître compétent ou disciple, aucune connaissance établie, aucun état réalisé, aucune libération de son vivant ou après la mort, rien de tel à aucun moment - et sois heureux toujours, libre de toute trace de pensée.
16. Demeure en tant que Cela en lequel il n'y a pas de Saintes Ecritures, ou de livres sacrés, personne qui pense, aucune objection ou réponse, aucune théorie à établir ou rejeter, rien d'autre que un Soi - et sois toujours heureux, libre de la moindre trace de pensée.
17. Demeure en tant que Cela en lequel il n'y a aucun débat, succès ou échec, aucun mot et son sens, aucun discours, aucune différence entre l'âme et l'Être suprême, aucune des multiples causes et conséquences - et sois heureux, sans la moindre trace de pensée.
18. Demeure en tant que Cela en lequel il n'y a aucun besoin d'écouter, réfléchir ou pratiquer, aucune méditation à pratiquer, aucune différence d'égalité, inégalité, ou contradictions internes, ni mots et leurs significations - et sois heureux toujours, libre de la moindre trace de pensée.
19. Demeure en tant que Cela en lequel il n'y a aucune peur de l'enfer, ni joies célestes, ni mondes du Dieu Créateur ou d'autres dieux, et rien qui puissent être obtenu d'eux, ni autre monde ou univers de n'importe quelle sorte - et sois toujours heureux, sans la moindre trace de pensée.
20. Demeure en tant que Cela en lequel il n'y a aucune trace des éléments ni aucun iota de leurs dérivés, aucun sens du "je", ou "mental", aucune imagination mentale, aucun défaut d'attachement, aucun concept quel qu'il soit - et sois heureux toujours, libre de la moindre trace de pensée.
21. Demeure en tant que Cela en lequel il n'y a aucun des trois espèces de corps (corps physique grossier, subtil interne, ou sans forme et plus subtil encore), le rêve et le sommeil, rien des trois sortes d'âmes (celles qui sont pleinement préparées à l'avancement spirituel, celles qui sont moins préparées, et celles qui ne sont pas préparées du tout), aucune des trois sortes d'afflictions (celles du corps, celles causées par les éléments, et celles causées par les êtres subtils et les pouvoirs spirituels), aucune des cinq couches fonctionnelles (physique grossier, vital, psychique-émotionnel, mental, et celle de béatitude sans forme), et personne pour s'identifier à elles - et sois toujours heureux, sans la moindre trace de pensée.
22. Demeure en tant que cela en lequel il n'y a objet sensible, ni pouvoir de masquer la Réalité, ni différence d'aucune sorte, aucun pouvoir de projeter des objets irréels, aucun pouvoir d'aucune sorte, aucune notion fausse à propos du monde - et sois heureux toujours, sans la moindre trace de pensée.
23. Demeure en tant que Cela en lequel il n'y aucun organe des sens ni personne pour les utiliser, Cela en lequel la grâce transcendante est expérimentée, Cela qui est absolument immédiat, qui donne l'immortalité quand on le réalise et qu'on l'atteint, et le devenant, on se libère du cycle des naissances et des morts - et sois heureux encore, sans la moindre trace de pensée.
24. Demeure en tant que Cela, en en réalisant et expérimentant la grâce, toutes les joies apparaissent comme les joies de Cela, qui, clairement connu pour être soi-même, montre qu'il n'y a rien qui soit séparé de soi-même, et le sachant, toutes sortes d'âmes séparées sont libérées - et sois toujours heureux, sans la moindre trace de pensée.
25. Demeure en tant que Cela, ne réalisant qu'être soi-même, il n'y a rien d'autre à connaître, tout devient connu et tout but est accompli - et sois toujours heureux, sans la moindre trace de pensée.
26. Demeure en tant que Cela qui est atteint facilement quand on est convaincu de n'être pas différent du Suprême Absolu, d'où résulte, quand la conviction devient ferme, l'expérience de la Suprême Grâce du Réel, ce qui produit un sens de satisfaction incomparable et complète quand l'esprit est absorbé en Lui - et sois heureux, sans la moindre trace de pensée.
27. Demeure en tant que Cela qui conduit à la complète cessation de la misère quand la conscience est absorbée en Lui, et à l'extinction de toutes les idées de "je", "tu" et "l'autre", ainsi que la disparition de toutes les différences - et sois heureux toujours, sans la moindre trace de pensée.
28. Demeure en tant que Cela en lequel, quand l'esprit est absorbé en Lui, Un demeure sans un second, rien d'autre que soi n'est vu comme existant et l'incomparable grâce est expérimentée - et sois heureux, sans la moindre trace de pensée.
29. Demeure en tant que Cela qui est Etre indifférencié, conscience indifférenciée, Grâce indifférenciée, absolument non-duelle, la Réalité Absolue indifférenciée - et avec la ferme conviction que tu es Cela, sois toujours heureux.
Source du texte : non-dualité
Autre traduction (70 versets) : inner-quest
Bhagavan Sri Ramana Maharshi attribuait une valeur unique à cet exposé lucide de la vérité suprême. Il y fit référence souvent dans ses causeries avec dévôts et chercheurs, et on rapporte qu'il aurait dit que si l'on répétait le chapitre 26 de la Ribhu Gita, on pouvait passer spontanément en samadhi ou l'état naturel de réalisation du Soi.
Source du texte : non-dualité
"(...) je demandais à Bhagavan (Sri Ramana Maharshi) de me sélectionner de la lecture, il me donna une courte liste de six livres : Kaivalya Navanîtam, Ribbu Gîtâ, Ellâm Onru, Swarûpâ Sâram et Yoga-Vâshishta."
Annamalai Swami
Bibliographie (en français) :
Pour l'instant aucune publication
Chap. 26, demeurez en cela même :
1. Je vais t'exposer maintenant la méthode pour demeurer dans la Réalité indifférenciée qui inclut tout. Cet enseignement est secret et difficile à comprendre même avec l'aide de nombreuses Saintes Ecritures. Même les êtres célestes et les praticiens de disciplines spirituelles qui l'ont tenue pour chère l'ont acquise avec difficulté. Suis ce que je dis, et en plongeant dans la Réalité, sois heureux.
2. Mon fils ! Les sages réalisés disent que l'inhérence absolue dans la Réalité signifie devenir un avec l'immuable, tranquille, non-duel Être suprême absolu qui est Être-Conscience-Béatitude, et le Soi de tous, et faire du mental baladeur un avec Cela, comme l'union proverbiale du lait et de l'eau, absolument libre de tous les concepts.
3. Quand on scrute la variété de la manifestation, on réalise qu'elle n'existe pas réellement et que tout est l'indifférencié Être Suprême Absolu qui n'est pas différent du Soi et de soi-même. Faites en sorte que cette connaissance devienne ferme par une pratique constante.
Alors détournant ton regard de tout, devient un avec la Réalité Suprême Absolue - et demeurant en Cela, sois heureux.
4. Demeure en tant que Cela qui ne montre, après être scrutée, aucune dualité dans la forme de ces objets variés ou dans la moindre trace de cause et d'effet, Cela en quoi, quand le mental est absorbé en Cela, il n'y a aucune peur de la dualité, du tout - et sois toujours heureux, inébranlable et libère la peur montant de la dualité.
5. Demeure en tant que Cela en quoi il n'y a ni pensées, ni imaginations, ni paix ou self-contrôle, ni mental ou intellect, ni confusion ou certitude, ni être ou non-être, et aucune perception de dualité - et sois toujours heureux, inébranlable et absolument libre de la peur qui monte de la dualité.
6. Demeure en tant que Cela en quoi il n'y a aucun défaut ni aucune qualité, ni plaisir ou douleur, ni pensée ou silence, ni misère, ni austérités pratiquées afin de se libérer de la misère, ni idée "je-suis-ce-corps", ni objet ou n'importe quelle perception - et sois toujours heureux, libre de toutes les traces de la pensée.
7. Demeure en tant que Cela en quoi il n'y a aucun effort, ni physique, ni mental, ou verbal, ou de n'importe quelle sorte, ni péché ou vertu, ni attachement avec ses conséquences - et sois toujours heureux, libre de toutes les traces de la pensée.
8. Demeure en tant que Cela où il n'y a ni pensées ni penseur, ni création, préservation ou dissolution du monde, rien à aucun moment - et sois heureux, libre des traces de la pensée.
9. Demeure en tant que Cela en lequel il n'y a aucun pouvoir d'illusion limitant le Soi, ainsi que ses effets, ni connaissance ou ignorance, ni âme séparée ou Seigneur de la Création, ni être ni non-être, ni monde ni Dieu - et sois heureux, libre de toutes les traces de la pensée.
10. Demeure en tant que Cela en quoi il n'y a pas de dieux et leur adoration, ni aucun des trois aspects divins du Créateur, Préservateur et Destructeur, ou méditation sur eux, ni Dieu sans forme Suprême, ni méditation sur Lui - et sois heureux, sans la moindre trace de pensée.
11. Demeure en tant que Cela en lequel il n'y aucun esclavage mûrissant vers des bonnes oeuvres, ni recherche de dévotion au Divin, ni sagesse consciente, ni fruit de l'action à savourer, ni état suprême séparé de lui, ni moyens d'obtention, ni objets à atteindre - et sois heureux toujours, libre de toute trace de pensée.
12. Demeure en tant que Cela en lequel il n'y a ni corps, ni sens, ni forces vitales, ni mental, ou intellect ou imagination, ni ego ni ignorance, ni personne qui s'y identifie, ni macrocosme ou microcosme - et sois heureux toujours, libre de toutes les traces de pensée.
13. Demeure en tant que Cela en lequel il n'y a ni désir ni colère, ni cupidité ni illusion, ni mauvaise volonté ou orgueil, ni impuretés de l'esprit, ni les fausses notions d'esclavage et de libération - et sois heureux, libre de toutes les traces de pensée.
14. Demeure en tant que Cela en lequel il n'y a ni commencement ni fin, ni sommet, ou bas, ou milieu, ni lieu sacré ou dieu, ni offrandes ou actes pieux, ni espace ou temps, ni objets de perception - et sois heureux toujours, libre de toute trace de pensée.
15. Demeure en tant que Cela en lequel il n'y a aucune discrimination entre le réel et l'irréel, aucune absence de désir, aucune possession de vertus, aucun espoir de libération, aucun maître compétent ou disciple, aucune connaissance établie, aucun état réalisé, aucune libération de son vivant ou après la mort, rien de tel à aucun moment - et sois heureux toujours, libre de toute trace de pensée.
16. Demeure en tant que Cela en lequel il n'y a pas de Saintes Ecritures, ou de livres sacrés, personne qui pense, aucune objection ou réponse, aucune théorie à établir ou rejeter, rien d'autre que un Soi - et sois toujours heureux, libre de la moindre trace de pensée.
17. Demeure en tant que Cela en lequel il n'y a aucun débat, succès ou échec, aucun mot et son sens, aucun discours, aucune différence entre l'âme et l'Être suprême, aucune des multiples causes et conséquences - et sois heureux, sans la moindre trace de pensée.
18. Demeure en tant que Cela en lequel il n'y a aucun besoin d'écouter, réfléchir ou pratiquer, aucune méditation à pratiquer, aucune différence d'égalité, inégalité, ou contradictions internes, ni mots et leurs significations - et sois heureux toujours, libre de la moindre trace de pensée.
19. Demeure en tant que Cela en lequel il n'y a aucune peur de l'enfer, ni joies célestes, ni mondes du Dieu Créateur ou d'autres dieux, et rien qui puissent être obtenu d'eux, ni autre monde ou univers de n'importe quelle sorte - et sois toujours heureux, sans la moindre trace de pensée.
20. Demeure en tant que Cela en lequel il n'y a aucune trace des éléments ni aucun iota de leurs dérivés, aucun sens du "je", ou "mental", aucune imagination mentale, aucun défaut d'attachement, aucun concept quel qu'il soit - et sois heureux toujours, libre de la moindre trace de pensée.
21. Demeure en tant que Cela en lequel il n'y a aucun des trois espèces de corps (corps physique grossier, subtil interne, ou sans forme et plus subtil encore), le rêve et le sommeil, rien des trois sortes d'âmes (celles qui sont pleinement préparées à l'avancement spirituel, celles qui sont moins préparées, et celles qui ne sont pas préparées du tout), aucune des trois sortes d'afflictions (celles du corps, celles causées par les éléments, et celles causées par les êtres subtils et les pouvoirs spirituels), aucune des cinq couches fonctionnelles (physique grossier, vital, psychique-émotionnel, mental, et celle de béatitude sans forme), et personne pour s'identifier à elles - et sois toujours heureux, sans la moindre trace de pensée.
22. Demeure en tant que cela en lequel il n'y a objet sensible, ni pouvoir de masquer la Réalité, ni différence d'aucune sorte, aucun pouvoir de projeter des objets irréels, aucun pouvoir d'aucune sorte, aucune notion fausse à propos du monde - et sois heureux toujours, sans la moindre trace de pensée.
23. Demeure en tant que Cela en lequel il n'y aucun organe des sens ni personne pour les utiliser, Cela en lequel la grâce transcendante est expérimentée, Cela qui est absolument immédiat, qui donne l'immortalité quand on le réalise et qu'on l'atteint, et le devenant, on se libère du cycle des naissances et des morts - et sois heureux encore, sans la moindre trace de pensée.
24. Demeure en tant que Cela, en en réalisant et expérimentant la grâce, toutes les joies apparaissent comme les joies de Cela, qui, clairement connu pour être soi-même, montre qu'il n'y a rien qui soit séparé de soi-même, et le sachant, toutes sortes d'âmes séparées sont libérées - et sois toujours heureux, sans la moindre trace de pensée.
25. Demeure en tant que Cela, ne réalisant qu'être soi-même, il n'y a rien d'autre à connaître, tout devient connu et tout but est accompli - et sois toujours heureux, sans la moindre trace de pensée.
26. Demeure en tant que Cela qui est atteint facilement quand on est convaincu de n'être pas différent du Suprême Absolu, d'où résulte, quand la conviction devient ferme, l'expérience de la Suprême Grâce du Réel, ce qui produit un sens de satisfaction incomparable et complète quand l'esprit est absorbé en Lui - et sois heureux, sans la moindre trace de pensée.
27. Demeure en tant que Cela qui conduit à la complète cessation de la misère quand la conscience est absorbée en Lui, et à l'extinction de toutes les idées de "je", "tu" et "l'autre", ainsi que la disparition de toutes les différences - et sois heureux toujours, sans la moindre trace de pensée.
28. Demeure en tant que Cela en lequel, quand l'esprit est absorbé en Lui, Un demeure sans un second, rien d'autre que soi n'est vu comme existant et l'incomparable grâce est expérimentée - et sois heureux, sans la moindre trace de pensée.
29. Demeure en tant que Cela qui est Etre indifférencié, conscience indifférenciée, Grâce indifférenciée, absolument non-duelle, la Réalité Absolue indifférenciée - et avec la ferme conviction que tu es Cela, sois toujours heureux.
Source du texte : non-dualité
Autre traduction (70 versets) : inner-quest
dimanche 24 avril 2011
Χριστός Ανέστη ! / Christos Anesti ! / Christ est ressuscité !
Célébration de Pâques à Leonidio dans le Péloponnèse (Grèce) :
Tropaire grec : Christos Anesti !
Eglise orthodoxe de Grèce : wikipedia
Tropaire melkite : Christ est ressuscité (en langue grecque puis arabe) :
Eglise melkite : wikipedia
Tropaire roumain, Hristos a inviat ! :
Eglise orthodoxe de Roumanie : wikipedia
Tropaire russe (Christ est ressuscité !) :
Eglise orthodoxe de Russie : wikipedia
Christos Anesti - salutation pascale
Christos Anesti ! (en grec Χριστός Ανέστη) est la salutation que les chrétiens orthodoxes s'échange pendant les quarante jours qui suivent la Résurrection de Jésus, c'est à dire de la Pâque jusqu'à l'Ascension. Christos Anesti signifie Le Christ est réssuscité ! On y répond Alithos Anesti ! (en grec Αληθώς Ανέστη, soit En vérité il est ressuscité !)
A la messe de minuit, du samedi vers le dimanche de Pâque, le pôpe vient à la rencontre des fidèles et annonce la Résurrection avec le tropaire suivant, que les fidèles reprennent en choeur :
Χριστός Ανέστη εκ νεκρών
Θανάτω θάνατον πατήσας
Και τοις εν τοις μνήμασι
Ζωήν χαρισάμενος
Christos Anesti ek nekron
Thanato thanaton patisas
Kai tois en tois mnimasi
Zoin charisamenos
Le Christ s'est levé des morts.
Par sa mort, la mort il a piétiné.
Et à ceux dans les tombeaux,
La vie il leur a accordé.
Après cette annonce, chacun embrassera son voisin en échangeant du Christos Anesti / Alihos Anesti, tandis que les plus jeunes improviseront un feu d'artifice.
Auparavant, le prêtre aura transmis la Lumière Sainte arrivée droit de Jérusalem en appelant Defte lavete fos (grec, Δεύτε λάβετε φως, c'est-à-dire Venez recevoir la Lumière, ce qui provoquera une joyeuse bousculade puisque chacun s'empressera y allumer son cierge, sa lambada.
Cette flamme, chacun tentera de la préserver jusqu'à la maison où on tracera une croix avec la fumée de la flamme sur l'épistyle de la porte d'entrée, puis on allumera les chandelles de l'eikonostasion, le mini-temple familial.
On terminera la soirée autour d'une magiritsa, une soupe à base d'entrailles d'agneau, et on cassera les ufs rouges. Le plus chanceux s'en sortira avec l'uf intact après la compétition qui consiste à briser l'uf des autres en cognant les deux extremirés.
Au lendemain, dimanche des Pâques, la nouvelle journée commencera avec les préparatifs de la souvla (broche) et le psissimo (rôtissage) de l'agneau.
Source du texte : info Grèce
Tropaire grec : Christos Anesti !
Eglise orthodoxe de Grèce : wikipedia
Tropaire melkite : Christ est ressuscité (en langue grecque puis arabe) :
Eglise melkite : wikipedia
Tropaire roumain, Hristos a inviat ! :
Eglise orthodoxe de Roumanie : wikipedia
Tropaire russe (Christ est ressuscité !) :
Eglise orthodoxe de Russie : wikipedia
* * *
Christos Anesti - salutation pascale
Christos Anesti ! (en grec Χριστός Ανέστη) est la salutation que les chrétiens orthodoxes s'échange pendant les quarante jours qui suivent la Résurrection de Jésus, c'est à dire de la Pâque jusqu'à l'Ascension. Christos Anesti signifie Le Christ est réssuscité ! On y répond Alithos Anesti ! (en grec Αληθώς Ανέστη, soit En vérité il est ressuscité !)
A la messe de minuit, du samedi vers le dimanche de Pâque, le pôpe vient à la rencontre des fidèles et annonce la Résurrection avec le tropaire suivant, que les fidèles reprennent en choeur :
Χριστός Ανέστη εκ νεκρών
Θανάτω θάνατον πατήσας
Και τοις εν τοις μνήμασι
Ζωήν χαρισάμενος
Christos Anesti ek nekron
Thanato thanaton patisas
Kai tois en tois mnimasi
Zoin charisamenos
Le Christ s'est levé des morts.
Par sa mort, la mort il a piétiné.
Et à ceux dans les tombeaux,
La vie il leur a accordé.
Après cette annonce, chacun embrassera son voisin en échangeant du Christos Anesti / Alihos Anesti, tandis que les plus jeunes improviseront un feu d'artifice.
Auparavant, le prêtre aura transmis la Lumière Sainte arrivée droit de Jérusalem en appelant Defte lavete fos (grec, Δεύτε λάβετε φως, c'est-à-dire Venez recevoir la Lumière, ce qui provoquera une joyeuse bousculade puisque chacun s'empressera y allumer son cierge, sa lambada.
Cette flamme, chacun tentera de la préserver jusqu'à la maison où on tracera une croix avec la fumée de la flamme sur l'épistyle de la porte d'entrée, puis on allumera les chandelles de l'eikonostasion, le mini-temple familial.
On terminera la soirée autour d'une magiritsa, une soupe à base d'entrailles d'agneau, et on cassera les ufs rouges. Le plus chanceux s'en sortira avec l'uf intact après la compétition qui consiste à briser l'uf des autres en cognant les deux extremirés.
Au lendemain, dimanche des Pâques, la nouvelle journée commencera avec les préparatifs de la souvla (broche) et le psissimo (rôtissage) de l'agneau.
Source du texte : info Grèce
vendredi 22 avril 2011
Saetas
Une saeta est une courte chanson à caractère religieux chantée en l'honneur d'un paso lors des cérémonies de la Semaine Sainte en Espagne. A certains moments clefs du parcours d'un paso, un membre du public, ou de la confrérie responsable du paso peut entonner à pleins poumons une saeta. Il s'agit en fait d'une ode à la Vierge, au Saint ou au Christ du paso. Les saeta sont généralement des chansons extrêmement émouvantes. Il est coutumier que la foule entourant le passage du paso soit totalement silencieuse lors du chant de la saeta.
Source : wikipedia
La Semaine sainte (Semana santa) de Séville, en Andalousie est la célébration religieuse la plus importante de la ville, et l'une des plus célèbres d'Espagne. Tout comme la Feria de Abril qu'elle précède de quelques semaines, elle rythme le calendrier annuel de la ville, qui vit durant une semaine au rythme des processions.
Elle commence le Dimanche des Rameaux et s'achève une semaine plus tard, le Dimanche de Pâques, pour la commémoration de la Résurrection du Christ. Durant ces huit jours dédiés à la Passion du Christ, 60 confréries (Hermandades et Cofradías) sortent en procession pour se rendre à la Cathédrale, conclure leur station de pénitence, avant de revenir vers leur point de départ.
Chacune de ces congrégations conduit lors de son long cheminement ses pasos, ces autels portés à dos d'hommes, richement décorés et qui servent de supports à des groupes sculptés en bois représentant des scènes de la Passion. Une foule considérable de Sévillans, d'Espagnols et d'étrangers, de croyants et de non-croyants se presse dans les rues de la ville pour se recueillir ou simplement admirer le passage de ces imposants cortèges de pénitents, dont certains sont accompagnés de musique.
Source du texte : wikipedia
Source : wikipedia
La Semaine sainte (Semana santa) de Séville, en Andalousie est la célébration religieuse la plus importante de la ville, et l'une des plus célèbres d'Espagne. Tout comme la Feria de Abril qu'elle précède de quelques semaines, elle rythme le calendrier annuel de la ville, qui vit durant une semaine au rythme des processions.
Elle commence le Dimanche des Rameaux et s'achève une semaine plus tard, le Dimanche de Pâques, pour la commémoration de la Résurrection du Christ. Durant ces huit jours dédiés à la Passion du Christ, 60 confréries (Hermandades et Cofradías) sortent en procession pour se rendre à la Cathédrale, conclure leur station de pénitence, avant de revenir vers leur point de départ.
Chacune de ces congrégations conduit lors de son long cheminement ses pasos, ces autels portés à dos d'hommes, richement décorés et qui servent de supports à des groupes sculptés en bois représentant des scènes de la Passion. Une foule considérable de Sévillans, d'Espagnols et d'étrangers, de croyants et de non-croyants se presse dans les rues de la ville pour se recueillir ou simplement admirer le passage de ces imposants cortèges de pénitents, dont certains sont accompagnés de musique.
Source du texte : wikipedia
Saint François d'Assise, San Francesco d'Assisi ou Giovanni di Pietro Bernardone
Source du texte : evene
Bibliographie :
CANTIQUE DU SOLEIL
Très haut, tout puissant, bon Seigneur,
à toi sont les louanges, la gloire et l’honneur,
et toute bénédiction.
A toi seul, Très-Haut, elles conviennent;
et nul homme n’est digne de te nommer.
Loué sois, mon Seigneur, avec toutes tes créatures,
spécialement monsieur le frère Soleil
lequel donne le jour, et tu nous illumines par lui.
Et il est beau et rayonnant avec une grande splendeur;
de toi, Très-Haut, il porte signification.
Loué sois, mon Seigneur,
pour soeur Lune et pour les étoiles :
au ciel les as formées claires et précieuses et belles.
Loué sois, mon Seigneur,
pour frère Vent,
et pour l’air et le nuage, et le ciel pur, et tous les temps,
par lesquels à tes créatures tu donnes sustentement.
Loué sois, mon Seigneur,
pour soeur Eau,
laquelle est moult utile et humble et précieuse et chaste.
Loué sois, mon Seigneur, pour frère Feu,
par lequel tu illumines la nuit,
et il est beau et joyeux et robuste et fort.
Loué sois, mon Seigneur,
pour soeur Terre notre mère,
laquelle nous sustente et gouverne,
et produit divers fruits avec les fleurs
colorées et l’herbe.
Loué sois, mon Seigneur,
pour ceux qui pardonnent pour ton amour,
et soutiennent infirmités et tribulation;
bienheureux ceux qui les soutiendront en paix,
pour ce que par toi, Très-Haut, ils seront couronnés.
Loué sois, mon Seigneur,
pour soeur notre Mort corporelle,
de laquelle nul homme vivant ne peut échapper;
malheureux ceux qui mourront en péché mortel;
bienheureux ceux qui se trouveront dans tes saintes volontés,
pour ce que la seconde Mort ne leur fera mal.
Louez et bénissez mon Seigneur et rendez grâces,
et le servez avec grande humilité.
Amen.
Trad. A. Perate dans : Le cantique du soleil de S. François suivi du cantique des trois enfants dans la fournaise, Paris, 1918.
François est issu d'une riche famille marchande, en Ombrie. À sa naissance, sa mère le fait baptiser sous le nom de Giovanni (Jean). De retour de son voyage en France où il a fait de très bonnes affaires et en hommage à ce pays, son père, lui donne le nom de Francesco (François = français), qu’il gardera et par lequel il sera universellement connu.
- Saint François d'Assise. Documents, Écrits de François et premières biographies rassemblés par les Pères Théophile Desbonnets et Damien Vorreux, OFM, Les Éditions Franciscaines, 1968; 3e éd. 2002, 1504 p.
- François d'Assise, La Joie parfaite, Editions Points-Sagesse, 2008.
- François d'Assise, La Joie parfaite, Editions Points-Sagesse, 2008.
- Oeuvres de S. François d'Assise, Albin Michel, 2006.
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| Giotto - S. François prêchant aux oiseaux |
CANTIQUE DU SOLEIL
Très haut, tout puissant, bon Seigneur,
à toi sont les louanges, la gloire et l’honneur,
et toute bénédiction.
A toi seul, Très-Haut, elles conviennent;
et nul homme n’est digne de te nommer.
Loué sois, mon Seigneur, avec toutes tes créatures,
spécialement monsieur le frère Soleil
lequel donne le jour, et tu nous illumines par lui.
Et il est beau et rayonnant avec une grande splendeur;
de toi, Très-Haut, il porte signification.
Loué sois, mon Seigneur,
pour soeur Lune et pour les étoiles :
au ciel les as formées claires et précieuses et belles.
Loué sois, mon Seigneur,
pour frère Vent,
et pour l’air et le nuage, et le ciel pur, et tous les temps,
par lesquels à tes créatures tu donnes sustentement.
Loué sois, mon Seigneur,
pour soeur Eau,
laquelle est moult utile et humble et précieuse et chaste.
Loué sois, mon Seigneur, pour frère Feu,
par lequel tu illumines la nuit,
et il est beau et joyeux et robuste et fort.
Loué sois, mon Seigneur,
pour soeur Terre notre mère,
laquelle nous sustente et gouverne,
et produit divers fruits avec les fleurs
colorées et l’herbe.
Loué sois, mon Seigneur,
pour ceux qui pardonnent pour ton amour,
et soutiennent infirmités et tribulation;
bienheureux ceux qui les soutiendront en paix,
pour ce que par toi, Très-Haut, ils seront couronnés.
Loué sois, mon Seigneur,
pour soeur notre Mort corporelle,
de laquelle nul homme vivant ne peut échapper;
malheureux ceux qui mourront en péché mortel;
bienheureux ceux qui se trouveront dans tes saintes volontés,
pour ce que la seconde Mort ne leur fera mal.
Louez et bénissez mon Seigneur et rendez grâces,
et le servez avec grande humilité.
Amen.
Trad. A. Perate dans : Le cantique du soleil de S. François suivi du cantique des trois enfants dans la fournaise, Paris, 1918.
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| Giotto - S. François donne sa tunique à un mendiant |
François est issu d'une riche famille marchande, en Ombrie. À sa naissance, sa mère le fait baptiser sous le nom de Giovanni (Jean). De retour de son voyage en France où il a fait de très bonnes affaires et en hommage à ce pays, son père, lui donne le nom de Francesco (François = français), qu’il gardera et par lequel il sera universellement connu.
La jeunesse dissipée de Francesco est marquée par les aspirations de son époque. Fils d'un riche commerçant, il mène la "dolce vita" (belle vie) et organise des sorties avec ses condisciples. À l'époque des révoltes et des communes, bourgeois aspirant à la noblesse, il fait la guerre à la noblesse d'Assise et de Pérouse. La défaite des Assisiates à Ponte San Giovanni, en novembre 1202 sera pour lui suivie d'une année d'emprisonnement. Malade durant sa captivité, il doit, après son retour à Assise, calmer ses ardeurs.
Cependant, il rêve toujours d'acquérir le rang de noblesse par de hauts faits d'armes et d'être adoubé chevalier. Alors qu'il s'apprête à rejoindre l'armée de Gauthier de Brienne, un songe fait à Spolète lui fait abandonner ce projet. De retour à Assise, il abandonne peu à peu son style de vie et ses compagnons de fête et fréquente de plus en plus souvent les chapelles de la vallée dite Val di Spoleto.
En 1205, il a 23 ans. Alors qu'il est en prière devant le crucifix de la chapelle San Damiano, Francesco entend une voix lui demandant de « réparer son Église en ruine ». Prenant l'ordre au pied de la lettre, il se rend à la ville voisine de Foligno y vendre des marchandises du commerce de son père pour pouvoir restaurer la vieille chapelle délabrée. Il dépense également beaucoup d'argent en aumônes.
Furieux des excentricités de son fils, Pietro Bernardone exige qu'il lui rende des comptes et ne craint pas de l'assigner en justice. Francesco, se réclamant d'un statut de pénitent qui le fait échapper à la justice laïque, sera alors convoqué par l'évêque d'Assise. Lors de son audition sur la place d'Assise, au printemps 1206, François rend alors l'argent qui lui reste, ainsi que ses vêtements et se retrouvant nu, il dit à son père et à la foule rassemblée :
« Jusqu'ici je t'ai appelé père sur la terre ; désormais je peux dire : Notre Père qui êtes aux cieux, puisque c'est à Lui que j'ai confié mon trésor et donné ma foi ».
L'évêque d'Assise, l'enveloppant de sa cape, couvre sa nudité et le prend sous sa protection.
François part pour Gubbio. Revenant à Assise vers l'été 1206, il restaure successivement les chapelles de San Damiano, de San Pietro, et de la Portioncule. Au début de 1208, dans la chapelle de la Portioncule (La Porziuncola), François comprend enfin le message de l'Évangile :
« Dans votre ceinture, ne glissez ni pièce d'or ou d'argent, ni piécette de cuivre. En chemin, n'emportez ni besace, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. » (Matthieu 10,9).
Il décide alors d' « épouser Dame Pauvreté », se consacrant à la prédication et gagnant son pain par le travail manuel ou l'aumône. Il change son habit d'ermite pour une tunique simple. La corde remplace sa ceinture. Il est probable que sa fréquentation des lépreux date de cette époque et de la stabilité qu'il pouvait trouver auprès de la léproserie voisine. Bernard, fils de Quintavalle, et Pierre de Catane le rejoignent très vite, puis d'autres encore et François se retrouve à la tête d'une petite communauté.
En 1210, le pape Innocent III, qui l'a vu en rêve soutenant la basilique Saint-Jean de Latran en ruines, valide verbalement la première règle rédigée par François régissant la fraternité naissante.
En 1212 il accueille Claire Offreduccio (Claire d'Assise) parmi les siens et fonde avec elle l'Ordre des Pauvres Dames dite plus tard Clarisses en référence à leur sainte patronne.
Rapidement, l'ordre franciscain tel que l'avait conçu François est dépassé par son succès et s'organise contre les vœux du fondateur, si bien qu'après un voyage en Égypte et une rencontre étonnante avec le sultan Al-Kamel (1219), François confie la direction de l'ordre à Pierre de Catane puis à Élie d'Assise. Il désapprouve également le goût naissant des Franciscains pour l'étude et l'enseignement, si bien qu'il refuse un jour d'entrer dans une maison conventuelle à Bologne lorsqu'il apprend qu'elle est surnommée « Maison des frères » et qu'elle comporte une école.
En 1221, durant le Chapitre général, il couche sur le papier la règle officielle qu'il veut donner à l'ordre. Ce texte, appelé aujourd'hui Regula prima, est jugé trop long et trop flou pour être praticable.
En 1222, François se rend à Bologne où, à la demande de laïcs, il crée un troisième Ordre après celui des frères mineurs et des sœurs pauvres : le Tiers-Ordre, appelé aujourd'hui Fraternité séculière à laquelle adhère notamment la jeune duchesse de Thuringe, Élisabeth de Hongrie (+ 1231).
En février 1223, François se retire dans un ermitage pour reprendre la rédaction de la règle. Celle-ci sera discutée au chapitre de juin puis approuvée par la bulle Solet annuere du pape Honorius III, d'où son nom de Regula bullata.
En août 1224, Francesco se retire avec quelques frères au monastère de La Verna. Le 17 septembre (3 jours après la fête catholique de la Croix glorieuse), il aurait reçu les stigmates. Désormais, il est souvent malade et en proie à des crises d'angoisses, il se réfugie dans une hutte près de la chapelle San Damiano, où il avait commencé son itinéraire spirituel et où vit la communauté des sœurs pauvres inaugurée par Claire d'Assise. Il y écrit son « Cantique de frère soleil » (ou « Cantique des créatures », premier texte en italien moderne), célébration de Dieu en sa création, et l'un des premiers grands poèmes italiens.
Il meurt le 3 octobre 1226, dans la chapelle du Transito (qu'on peut voir ainsi que la chapelle du Portioncule, conservées intactes et englobées dans la basilique Sainte Marie des Anges dans le Val di Spoleto non loin de la ville haute d'Assise). Il laisse un testament où il professe son attachement à la pauvreté évangélique et à la Règle.
François a été canonisé dès 1228 par le pape Grégoire IX. Il fait partie des saints catholiques les plus populaires et sans doute celui qui est le mieux accueilli parmi les non catholiques ou non chrétiens.
Cependant, il rêve toujours d'acquérir le rang de noblesse par de hauts faits d'armes et d'être adoubé chevalier. Alors qu'il s'apprête à rejoindre l'armée de Gauthier de Brienne, un songe fait à Spolète lui fait abandonner ce projet. De retour à Assise, il abandonne peu à peu son style de vie et ses compagnons de fête et fréquente de plus en plus souvent les chapelles de la vallée dite Val di Spoleto.
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| Giotto - Prière de S. François devant le crucifix |
En 1205, il a 23 ans. Alors qu'il est en prière devant le crucifix de la chapelle San Damiano, Francesco entend une voix lui demandant de « réparer son Église en ruine ». Prenant l'ordre au pied de la lettre, il se rend à la ville voisine de Foligno y vendre des marchandises du commerce de son père pour pouvoir restaurer la vieille chapelle délabrée. Il dépense également beaucoup d'argent en aumônes.
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| Giotto - S. François renonce à tout |
Furieux des excentricités de son fils, Pietro Bernardone exige qu'il lui rende des comptes et ne craint pas de l'assigner en justice. Francesco, se réclamant d'un statut de pénitent qui le fait échapper à la justice laïque, sera alors convoqué par l'évêque d'Assise. Lors de son audition sur la place d'Assise, au printemps 1206, François rend alors l'argent qui lui reste, ainsi que ses vêtements et se retrouvant nu, il dit à son père et à la foule rassemblée :
« Jusqu'ici je t'ai appelé père sur la terre ; désormais je peux dire : Notre Père qui êtes aux cieux, puisque c'est à Lui que j'ai confié mon trésor et donné ma foi ».
L'évêque d'Assise, l'enveloppant de sa cape, couvre sa nudité et le prend sous sa protection.
François part pour Gubbio. Revenant à Assise vers l'été 1206, il restaure successivement les chapelles de San Damiano, de San Pietro, et de la Portioncule. Au début de 1208, dans la chapelle de la Portioncule (La Porziuncola), François comprend enfin le message de l'Évangile :
« Dans votre ceinture, ne glissez ni pièce d'or ou d'argent, ni piécette de cuivre. En chemin, n'emportez ni besace, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. » (Matthieu 10,9).
Il décide alors d' « épouser Dame Pauvreté », se consacrant à la prédication et gagnant son pain par le travail manuel ou l'aumône. Il change son habit d'ermite pour une tunique simple. La corde remplace sa ceinture. Il est probable que sa fréquentation des lépreux date de cette époque et de la stabilité qu'il pouvait trouver auprès de la léproserie voisine. Bernard, fils de Quintavalle, et Pierre de Catane le rejoignent très vite, puis d'autres encore et François se retrouve à la tête d'une petite communauté.
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| Giotto - Innocent III rêve de S. François |
En 1210, le pape Innocent III, qui l'a vu en rêve soutenant la basilique Saint-Jean de Latran en ruines, valide verbalement la première règle rédigée par François régissant la fraternité naissante.
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| Simone Martine - Sainte Claire |
En 1212 il accueille Claire Offreduccio (Claire d'Assise) parmi les siens et fonde avec elle l'Ordre des Pauvres Dames dite plus tard Clarisses en référence à leur sainte patronne.
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| Giotto - S.François et la vision de l'ange |
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| Giotto - S. François chasse les démons d'Arezo |
Rapidement, l'ordre franciscain tel que l'avait conçu François est dépassé par son succès et s'organise contre les vœux du fondateur, si bien qu'après un voyage en Égypte et une rencontre étonnante avec le sultan Al-Kamel (1219), François confie la direction de l'ordre à Pierre de Catane puis à Élie d'Assise. Il désapprouve également le goût naissant des Franciscains pour l'étude et l'enseignement, si bien qu'il refuse un jour d'entrer dans une maison conventuelle à Bologne lorsqu'il apprend qu'elle est surnommée « Maison des frères » et qu'elle comporte une école.
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| Giotto - S. François en extase |
En 1221, durant le Chapitre général, il couche sur le papier la règle officielle qu'il veut donner à l'ordre. Ce texte, appelé aujourd'hui Regula prima, est jugé trop long et trop flou pour être praticable.
En 1222, François se rend à Bologne où, à la demande de laïcs, il crée un troisième Ordre après celui des frères mineurs et des sœurs pauvres : le Tiers-Ordre, appelé aujourd'hui Fraternité séculière à laquelle adhère notamment la jeune duchesse de Thuringe, Élisabeth de Hongrie (+ 1231).
En février 1223, François se retire dans un ermitage pour reprendre la rédaction de la règle. Celle-ci sera discutée au chapitre de juin puis approuvée par la bulle Solet annuere du pape Honorius III, d'où son nom de Regula bullata.
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| Giotto - S. François recevant les stigmates |
En août 1224, Francesco se retire avec quelques frères au monastère de La Verna. Le 17 septembre (3 jours après la fête catholique de la Croix glorieuse), il aurait reçu les stigmates. Désormais, il est souvent malade et en proie à des crises d'angoisses, il se réfugie dans une hutte près de la chapelle San Damiano, où il avait commencé son itinéraire spirituel et où vit la communauté des sœurs pauvres inaugurée par Claire d'Assise. Il y écrit son « Cantique de frère soleil » (ou « Cantique des créatures », premier texte en italien moderne), célébration de Dieu en sa création, et l'un des premiers grands poèmes italiens.
Il meurt le 3 octobre 1226, dans la chapelle du Transito (qu'on peut voir ainsi que la chapelle du Portioncule, conservées intactes et englobées dans la basilique Sainte Marie des Anges dans le Val di Spoleto non loin de la ville haute d'Assise). Il laisse un testament où il professe son attachement à la pauvreté évangélique et à la Règle.
François a été canonisé dès 1228 par le pape Grégoire IX. Il fait partie des saints catholiques les plus populaires et sans doute celui qui est le mieux accueilli parmi les non catholiques ou non chrétiens.
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| Giotto - S. François fait jaillir une source d'eau |
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| Giotto - S. François célébrant Noël |
À la suite de la nuit qu'il célébra dans une grotte à Greccio, l'usage de la crèche de Noël s'est répandu dans la famille franciscaine puis dans les foyers. Après sa rencontre avec le sultan à Damiette, l'annonce de la prière par les cloches, puis l'Angélus se sont répandus. François est le patron notamment des louveteaux (branche du scoutisme réservée aux jeunes enfants, probablement en référence avec le miracle du « Loup de Gubbio ») et des animaux.
Source du texte : wikipedia
Source du texte : wikipedia
François et le chemin du Soleil (1992) de Franco Zeffirelli
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